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30 décembre 2012

Ernest et Célestine, inséparables

Y a-t-il grand chose à ajouter à cette affiche adorable ? Qu'elle tient complètement ses promesses ? Car oui, on ressort enchanté de ce film d'animation pour petits (et grands bien sûr) qui perpétue la magie des albums de Gabrielle Vincent (Monique Martin)...

Il faut dire que tout est absolument et parfaitement réussi, les dessins sont magnifiques, le scénario écrit par Pennac, la chanson du film par Thomas Fersen, et j'en passe !... De très bonnes fées se sont penchées sur cette adaptation de l’univers de l’illustratrice belge. Les petits apprécieront l'aquarelle intimiste, les grands pourront s'interroger : une souris ne peut-elle pas vivre avec un ours ? Faut-il que les ours restent avec les ours, et les souris chez elles ? Les artistes sont-ils forcément des marginaux ?

Après visionnage, je vous conseille surtout de jeter un oeil au blog de Benjamin Renner qui propose le making of du film en dessins.
Et retrouvez-en la musique ici !

Ernest et Célestine, un film de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier - actuellement en salles

27 décembre 2012

Populaire : la vie en rose de Melle Pamphyle

attention ! je dévoile des éléments de l'intrigue...

Rose Pamphyle, ce serait un nom un peu compliqué à porter dans la vraie vie, non ?
 
Cela tombe bien, c'est un nom de fiction et c'est celui de l'actrice Deborah François dans "Populaire". Dans ce film de Régis Roinsard, Rose veut devenir secrétaire, parce qu'elle est moderne malgré l'épicerie vieillotte de son père et le carcan social de Lisieux. Dans les années 50, beaucoup de femmes accèdent à l'indépendance grâce à ce métier.
 
Rose n'est sans doute pas la secrétaire idéale pour l'assureur Louis Echard (Romain Duris), mais sa vitesse dactylographique réveille ses propre rêves de gloire sportive, et il l'engage, bien décidé à en faire une championne de France, voire, qui sait ?
Du monde !

Il n'y a, à dire vrai, aucun suspens : chaque spectateur SAIT que Rose et Louis se sont aimés au premier regard et que le film terminera en happy-end. C'est justement pour cette raison que l'on peut prendre son temps pour admirer l'effort de reconstitution d'une époque révolue. Voire se complaire dans la nostalgie de l'après-guerre qui nous semble rétrospectivement si euphorisante.
 
Mais ce qui m'a vraiment plu, au-delà de la comédie romantique rondement menée, c'est le message féministe qu'elle délivre. Parce que, à la fin, Rose a tout. Elle n'a pas à choisir entre l'amour et la gloire, entre ses sentiments et son travail. Cette année 2012 a été marquée par l'énorme polémique soulevée par un article paru dans The Atlantic. Sous le titre "Pourquoi les femmes ne peuvent toujours pas tout avoir", une collaboratrice d'Hillary Clinton expliquait renoncer à son poste pour revenir près de ses enfants. "Populaire", en racontant cette histoire d'amour ET de réussite, redonne l'envie d'y croire !


"Populaire",  de Régis Roinsard avec Deborah François et Romain Duris - actuellement en salles

Pour en savoir plus, sur le site de l'INA, un dossier créé pour la sortie du film.

24 décembre 2012

Drood : Dan Simmons perpétue l'opposition Dickens-Collins

Il y a un peu plus d’un an sortait en grand format «Drood». Critique élogieuse dans Le Monde, et surtout, évocation d’un de mes écrivains préférés, William Wilkie Collins.

L’intrigue de l’auteur repose sur les faits suivants : en juin 1870, Charles Dickens meurt, en laissant inachevé «Les mystères d'Edwin Drood» et en survivant à son ami et disciple W. Wilkie Collins.

Dan Simmons imagine dans «Drood» les années qui ont précédé sa mort en confiant la narration à Collins. Jusque là cela me semblait vraiment une bonne idée.
Mais si le programme me plaisait, l’exécution en a été toute autre…

Premièrement, et de façon objective par rapport à ce qui va suivre, le livre est ennuyeux.
Il faut sacrément aimer Dickens ou Collins - et l’Angleterre victorienne - pour aller jusqu’au bout. Les péripéties se rapportent essentiellement à l’écriture des Mystères d'Edwin Drood avec moult références à l’oeuvre de Dickens qui s’ajoutent aux références à l’oeuvre de Collins (même si ces dernières sont bien moins nombreuses).
De plus, la dernière partie de l’ouvrage n’en finit plus et nombreux sont ceux qui ont dû s’endormir la tête la première dans la énième description d’une tournée de conférence de Dickens.
 
Deuxièmement, le plaisir escompté qui était pour moi de voir Collins héros d’un roman a complètement disparu au fil de la lecture. Dan Simmons brosse le portrait d’un Wilkie Collins, disons-le pour faire vite, fou et jaloux, voir fou de jalousie envers Dickens. Je me suis sans cesse demandé pourquoi il faisait preuve de tant de cruauté envers Collins. De façon absolument caricaturale, Dickens est montré comme un homme courageux, sportif, à l’intelligence vive, soucieux de son hygiène de vie, de sa famille. Collins est dépeint comme dépendant à toutes sortes de drogues, vivant de façon étrange, asocial, maladif, tourmenté à l’excès, jaloux des succès de celui qui l’a pourtant pris sous son aile…
 
C’est absolument exaspérant. Je rédige ma critique à l’occasion de la sortie, il y a quelques jours de l’édition de poche et je retrouve mes griefs de l’année dernière intacts. Collins a été un écrivain adoré du public, il a contribué à fonder le roman policier, écrit des textes qu’on peut qualifier de féministes, et Swinburne, oui Swinburne lui trouvait du génie. La postérité l’a massacré en classant ses livres dans les romans à sensation, catégorie méprisée. Le conformisme de Dickens, sa critique sociale limitée étaient bien plus arrangeants que les ouvrages de Collins qui ne s’est jamais marié et décortiquait le droit de la famille. Pendant ce temps, Dickens méprisait et chassait sa femme Catherine. À chaque fois qu’il écrivit à quatre mains avec Collins, il s’arrangeait pour que finalement, seul son nom apparaisse...

Finalement, Dan Simmons reproduit le schéma classique : Collins n’est qu’un faire-valoir de Dickens, seul romancier véritable des deux et seul candidat sérieux à la postérité. Exaspérant, je vous l’ai dit.


Note : Sur le blog, Collins apparaît , et ici aussi.

21 décembre 2012

Bientôt Noël...

Certes, certes, j'avais prévu de vous préparer une jolie liste de cadeaux de Noël à faire. En fin d'année, c'est l'usage. Mais je dois dire qu'entre le concours que je prépare et les wish lists, il fallait choisir ... Décembre était bien occupé.

Et me voilà donc, avec un unique billet repérage, sur le site Asos.

L'inspiration est sans doute puisée dans les créations d'Olympia LeTan, bien connue des modeuses, pour ces belles pochettes qui peuvent plaire de 7 à 77 ans je crois...

Once upon a time : 

Pochette livre avec coins en métal



Key to my heart : 
 

Pochette livre avec motif trou de serrure


Bons préparatifs, et surtout :  de belles fêtes à tous !

19 décembre 2012

Villemot : un peintre en affiches à la Bibliothèque Forney

Depuis septembre et jusqu'aux premiers jours de janvier, la bibliothèque Forney expose le travail de Bernard Villemot. Sans connaître forcément son nom, on est forcément familier de ses créations : a minima, on s’amuse toujours du zeste emblématique d’Orangina. C’est Bernard Villemot qui a pensé la communication de la marque, au propre (dessins) comme au figuré (les trois couleurs, le zeste,...) a une époque où les 12% d’orange dans la boisson interdisaient une reproduction à l’identique du fruit.

Perrier, Orangina donc, Bally, Gauloises ou encore Vespa, les plus célèbres annonceurs ont fait appel à ce prodige de la pub. Grands applats de couleur inspirés de Magritte pour la SNCF, gerbe à la Jackson Pollock pour l’Emprunt national, Bernard Villemot est un artiste de son temps, bien dans son époque. Les tons sont le plus souvent vifs, les images parfois d’Épinal, mais toujours une grande joie émane de ses oeuvres : c’est la France de l’après-guerre, de la reconstruction et des Trente glorieuses que l’on voit défiler. Une France d’autant plus romancée que la peinture est bien plus flatteuse que la photo qui l’a aujourd’hui remplacée dans la communication visuelle.
L’exposition réchauffe donc le coeur du Parisien frigorifié et déprimé, mais clairement, c’est plein de nostalgie qu’il repartira...

Les affiches sont évidemment au coeur de l’accrochage, mais quelques maquettes originales et de nombreux dessins préparatoires permettent de comprendre comment l’artiste fonctionnait, ce qui est toujours fascinant !

Cette exposition peut enfin être le prétexte pour découvrir la bibliothèque Forney, bibliothèque aux collections spécialisées (art et architecture principalement). Cette dernière occupe en effet un magnifique hôtel du Marais, l’hôtel de Sens, à deux pas de la Maison Européenne de la Photographie.

Jusqu'au 5 janvier 2013
 
Bernard Villemot, Peintre en affiches
Bibliothèque Forney
1 rue du Figuier
75004 PARIS

18 décembre 2012

Résultats du concours COMETE

Tadam !!! Avant toute chose : avec Chloé, la créatrice de Comète, on vous remercie d’avoir participé. C’était chouette et c’était vraiment drôle aussi de faire cette première expérience de concours, de découvrir vos petits mots et vos expressions, proverbes ou citations !

Évidemment (eh oui, c’était le principe- il ne pouvait en rester qu’une, et c’est Anne qui gagne, avec une citation de Maurice Denuzière, écrivain et journaliste : «La Parisienne est, à toute autre femme, ce qu'est le champagne à l'eau. Toutes désaltèrent, mais elle seule peut griser !» («Helvétie»). C’est léger, c’est fin et spirituel, c’est parisien et parfait en cette période de fin d’année ! Bravo à Anne qui recevra bientôt le bracelet !

Voici les autres participations :

- bien sûr, «Paris vaut bien une messe» !

- bien évidemment, «Respirer Paris, cela conserve l'âme.» (Victor Hugo, «Les Misérables»)

- mais aussi un doublé pour Flaubert : «Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l'aimer signe de décadence.»

- doublé aussi pour les «Enfants du Paradis» (mais j’imite Garance depuis des années, l’effet de surprise était manqué ;-)) : «Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour...» y déclame ainsi Pierre Brasseur à Arletty.

- Lucie a remarqué la justesse d'Ernest Hemingway dans «Paris est une fête» : «Paris valait toujours la peine, et vous receviez toujours quelque chose en retour de ce que vous lui donniez.»

- le chéri de Julie lui a indiqué que «Paris Is magic», et ça n’est pas faux,

- tandis que selon la grand-mère de Tibo "Si Paris était en beurre, on en ferait des tartines!", ce que l’on ne contredira évidemment pas et Marie ne l’a pas fait.

- Pauline, elle, a été rock et lapidaire avec un «Tour Eiffel Guitare du ciel», une expression du poète Vicente Huidobro.

- une citation in english, please : " Every city has a sex and an age which have nothing to do with demography. Rome is feminine. So is Odessa. London is a teenager, an urchin, and this hasn’t changed since the time of Dickens. Paris, I believe, is a man in his twenties in love with an older woman.» from John Berger !

-et une superbe citation de Queneau («Les Derniers Jours») pour finir : «Il aimait Paris, plus exactement les rues de Paris. […]  Il n’aimait pas la ville, mais sa topographie. Il ne connaissait que le squelette et non la chair. Et cependant le crépuscule lui paraissait toujours une heure émouvante, lorsque glapissent les crieurs de journaux, lorsque les terrasses des cafés émergent, étincelantes, d’un brouillard tout truffé de mugissements mécaniques […].»

J’ai essayé de respecter l’esprit de vos messages car OUI JE SAIS vous allez rire, mais je ne peux pas modifier les messages, donc je ne PEUX PAS publier les commentaires, tous pleins de vos adresses et vos vrais noms.
Dans une autre vie, je serai meilleure en numérique.

Merci encore à vous toutes pour votre participation !!! … 
J’espère organiser un autre concours bientôt !

17 décembre 2012

Olivia Rosenthal : l’émotion cinématographique survolée

«Ils ne sont pour rien dans mes larmes» est sorti aux Éditions Verticales en mars dernier.
Pour un blog d’actualité culturelle, je suis donc limite hors délais, mais enfin, on me pardonnera.
Ce petit recueil de nouvelles, quatorze en tout, propose autant de regards sur des films bien connus. «Rouge», «Les quatre cent coups», «Le dernier tango à Paris» … À chaque fois, un narrateur évoque le film et son parcours personnel, explique ce qui le conduit à accorder une grande importance au film choisi, à l'apprécier, à s’y complaire éventuellement.
Ce livre est issu d’une enquête de l’auteure sur « les films de votre vie » menée grâce au département de Seine-Saint-Denis : Olivia Rosenthal y a interrogé des femmes, huit, et des hommes, quatre, qui lui ont confié leurs impressions sur des films fondamentaux pour eux. De ces récits de vie elle a construit ces petits textes.

J’ai été pour ma part assez déçue : avec tous ces matériaux, j’ai trouvé cela bien mince que les 110 petites pages qui composent l’ouvrage. On a à peine de le temps de se plonger dans un duo «film/histoire connexe du narrateur» que l’on en découvre un autre…

En conclusion, un petit livre dispensable qui m’a semblé inabouti.

Si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

À l'inverse, vous pouvez lire ici une critique extrêmement louangeuse de l'ouvrage.

Ils ne sont pour rien dans mes larmes, Olivia Rosenthal - Éditions Verticales (Phase deux) 2012

15 décembre 2012

Le jeu de l'amour et du hasard au Français

Mise en scène Galin Stoev - CF 2012
"Le jeu de l'amour et du hasard" est repris en ce moment au Théâtre éphémère de la Comédie Française. Car la salle vénérable de la toute aussi vénérable institution est encore en travaux pour quelque temps, et propose les spectacles prévus pour la salle Richelieu en cours de mise en normes dans un incroyable théâtre temporaire presque aussi beau et confortable qu'un véritable théâtre…
 
Revenons à Marivaux et à son "jeu de l'amour et du hasard", absolu régal de truculence admirablement mis en scène par Galin Stoev !
La pièce raconte la première rencontre de deux jeunes gens qui, promis l’un à l’autre par leurs familles respectives, imaginent le même stratagème pour observer leur futur…
 
Il s’agit d’échanger leurs habits et surtout leurs rôles sociaux avec leur valet ou femme de chambre. Bien sûr il est question d’authenticité des sentiments, de rang social, de masques et de faux-semblants.
Et même si l’amour triomphe, il n’en reste pas moins qu’il valide une stratification sociale figée, juste subvertie l'instant d’un divertissement maîtrisé, celui du maître de maison et de son fils.

Le temps d’un carnaval, où les pauvres sont rois et les rois veulent être aimés comme des pauvres.

Jusqu'au 03 janvier 2013

Le jeu de l'amour et du hasard, de Marivaux - mise en scène Galin Stoev
actuellement à la Comédie Française
Théâtre Éphémère
Place Colette
75001 PARIS

13 décembre 2012

Patrimoine culturel immatériel de l’humanité : la liste 2012 des nouveautés


Je suis assez hilare en reprenant ce titre du portail bien connu «service-public.fr».

La liste 2012 des nouveautés du patrimoine culturel immatériel, cela ne fait pas tellement sérieux.

Et pourtant, rien de plus pondéré : comme chaque année, d’importants dossiers ont été déposés afin d’obtenir cette inscription, décidée par le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. 27 «nouveautés» ont donc été inscrites cette année. Pour notre Douce France, cher pays de notre enfance, la très traditionnelle «fest-noz», décrit comme un rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne, a été retenue.

Costume nuptial de Tlemcen
© Belkaïd, 2011
Dans le journal Courrier International n° 1154, paru aujourd'hui, on peut lire une traduction d'un extrait du journal algérien El Watan qui s’amuse également gentiment de ces consécrations de traditions. A en effet été inscrit le costume traditionnel de mariage dénommé «chebba», robe de mariée de Tlemcen.
Selon le journal, le costume pèse «le poids d’une maison», et «le jury de l’UNESCO a sûrement été bienveillant en sélectionnant la robe tlemcénienne. Mais on voit bien que ce n’est pas lui qui la porte».
Par ailleurs, parmi les nouveautés, on peut découvrir par exemple le savoir-faire traditionnel du violon à Crémone en Italie, ou la stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian en Chine.

J’ai envie de dire : bon voyage !




Pour aller plus loin, ous pouvez aussi lire :
-le communiqué de de service-public qui présente les nouveautés européennes 

12 décembre 2012

Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là ...

Drame romantique par excellence, «Ruy Blas» de Victor Hugo est actuellement donné au TNP de Villeurbanne. Il s’agit d’une reprise, puisque la mise en scène de Christian Schiaretti a été créée pour l’inauguration du nouveau grand théâtre l’année dernière.

Dans les années 1690, à la cour de Charles II, à Madrid. Don Salluste, grand d’Espagne, fait passer Ruy Blas, son valet, pour son cousin afin d’ourdir commodément une vengeance personnelle. Ruy Blas, favorisé par la reine, devient un personnage politique de premier plan. Il est surtout passionnément amoureux de sa souveraine… L’histoire est fort connue, notamment grâce au pastiche de Gérard Oury, «La folie des grandeurs».

TNP © photo : Christian Ganet 2011
Que dire de cette interprétation lyonnaise ? Les décors sont intéressants, notamment les azulejos géants en toile de fond (signés Rudy Sabounghi), et l’utilisation du plateau : pourtant large et sobre, il est occupé pleinement par les acteurs qui ne ménagent pas leurs déplacements...
Le jeu qui leur est imposé m’a cependant laissée très dubitative. Un tel texte ne souffre d’aucune appromixation, et il y a des butées sur certains mots. Mais ce n’est pas tant la faute des acteurs que sans doute les variations de ton qui leur ont été proposées. En effet, très certainement animé d’une volonté de démocratisation théâtrâle, la mise en scène alterne une récitation classique du texte avec des passages de prise de distance avec celui-ci, le faisant apparaître du même coup daté ou exagéré. Par exemple, une tirade est à son commencement déclamée de façon traditionnelle, avec emphase, et  débitée pour sa fin à toute allure avec un sourire entendu. Un critique du Figaro résume : est saisie «la moindre opportunité de faire rire. Le comique l'emporte souvent, si bien que Don Salluste perd en noirceur ; et le drame, son aspect crépusculaire. Jérôme Kircher, le vrai Don César, buveur et philosophe, «fort en charivari» tient ainsi davantage du bouffon que du seigneur déchu. La salle s'esclaffe dès qu'il apparaît.»

Bien sûr, toute modernisation de la mise en scène n’est pas à rejeter en elle-même. Mais j’ai eu le sentiment désagréable que celle-ci confondait démocratisation et démagogie. Dommage.
 
«Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ;
Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut ;
Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut.»
Ruy Blas, Victor Hugo

Jusqu'au 22/12/12
 
TNP
8 place Lazare Goujon
69100 VILLEURBANNE

10 décembre 2012

Concours Comète x Vive la rose et le lilas !

Pour fêter l’hiver (si si), j’organise mon premier concours sur le blog.

Vous avez de la chance, car ça se fait avec une petite marque de bijoux qui monte qui monte : Comète.

Vous pouvez découvrir le site internet de la marque ici ; Chloé, la créatrice, a donné quelques sympathiques interviews, vous pouvez les retrouver ou encore si ça vous intéresse.

 Voici le bracelet que je vous propose de gagner : 



J’ai choisi celui-ci parce que plutôt parisienne, je me sens actuellement un peu exilée à Lyon et son côté symbolique m’a plu !
La règle du jeu : j’aimerais découvrir un proverbe ou une expression impliquant Paris que je ne connaisse pas («Paris ne s’est pas fait en un jour» ou «Avec des si, on mettrait Paris  en bouteille» sont exclus !).
J’avoue que nous choisirons toutes les deux, ensemble, de façon complètement subjective !

On vous laisse une semaine, jusqu’à lundi prochain 18h !

Attention : pour que votre participation soit bien prise en compte, indiquez votre adresse mail dans le corps même de votre réponse ! ÉVIDEMMENT elle n'apparaîtra pas lors de la validation des commentaires à la fin du concours...

Comète x Vive la rose et le lilas

6 décembre 2012

Ambre : l'adaption d'Otto Preminger disponible en DVD

Seconde moitié du XVIIème siècle. Règne de Charles II.
Dans la campagne anglaise, Ambre rêve de coiffures et de belles tenues quand on veut la marier à un agriculteur local. Alors qu'un groupe de lords passe par là, elle y voit la chance de sa vie et se fait enlever par l’un d’entre eux, Bruce Carlton.

Voilà le début du film d'Otto Preminger, inspiré du mythique roman de Kathleen Winsor, véritable fresque historique brossée grâce au personnage éminemment central d'Ambre, une femme avide de pouvoir et de revanche. Classée comme œuvre érotique à sa sortie dans l'après Seconde Guerre, elle raconte l'histoire de cette femme incroyablement libre.
 
Mais au royaume du favoritisme institutionnalisé, les réputations se font et se défont.
Splendeurs et misères des courtisanes... Ambre est abandonnée par Bruce Carlton, fait de la prison avant de devenir la maîtresse du roi, un contrat à durée déterminée aux termes dangereux.
 
Le film n'a pas toujours bien vieilli, certes ; mais cela reste, comme l'indique la collection, du grand spectacle.
Et puis le visionnage peut donner envie de se plonger dans la somme de Kathleen Winsor... En effet la dernière demi-heure du film est très expéditive. La fin est même presque abrupte, si l'on compare avec le roman, mais je ne voudrais en dire davantage au risque de dévoiler des éléments clés de l'intrigue !

Ambre, un film d'Otto Preminger, avec Linda Darnell, Cornel Wilde, Richard Greene - DVD Sidonis 2012
Ambre, Kathleen Winsor, disponible en deux tomes aux éditions Points 2009

2 décembre 2012

La bibliothèque par Vuitton : l'écriture est un voyage à Saint Germain des Prés

Un mouvement de chaises musicales se déroule actuellement à Saint Germain des Prés, renouvelant quelque peu la physionomie de la place.

La mythique librairie La Hune, bien connue pour ses horaires (très) élargis, a quitté le boulevard Saint Germain pour la rue de l'abbaye. À sa place, Vuitton a ouvert un espace original et éphémère, qui ressemble à s'y méprendre à une bibliothèque : on y rentre tranquillement, afin de feuilleter une sélection de livres dans un endroit confortable, on peut découvrir des ouvrages d'artistes et jeter un oeil à des photos joliment encadrées. Surtout, et cela déconcerte, c'est gratuit. Bien évidemment, d'ici le 13 décembre, la boutique Vuitton de la place Saint Germain des Prés ouvre un autre espace, où seront proposés stylos de collection, encriers en cristal, papeterie fine, étuis en cuir, coffrets exclusifs, encres aux teintes inédites...
Comme souvent le luxe va à rebours des grandes tendances et à l'heure du numérique, forcément l'exaltation du beau papier sent bon l'éternité des valeurs et l'ouverture de l'espace éphémère une belle introduction à la mesure de Vuitton pour son cabinet d'écriture.

Ceci étant j'ai trouvé très intéressant ce lieu qui du coup valorise la bibliothèque dans un monde qui la délaisse quelque peu. En en proposant cette version luxueuse, ce petit écrin de livres et de rencontres (car il y a aussi des débats, animés pour l'instant par Laure Adler), Vuitton glamourise la bibliothèque, et ce n'est pas si mal !

Voyez en photos...



Librairie La Hune
18 rue de l'Abbaye

L'écriture est un voyage
170 bd Saint Germain 
Le cabinet d'écriture Louis Vuitton (ouv le 13.12.2012)
6 place Saint-Germain des Prés
75006 PARIS

Note : Évidemment, cet article n'est pas sponsorisé. Je préviens ainsi toute remarque agaçante sur mon impartialité.

29 novembre 2012

Lubitsch : Haute Pègre en DVD !

Cette réédition est un bonheur : découvrir un film de Lubitsch est toujours un moment délicat, subtil comme ses comédies douces et amères, parfois jusqu'au rire tragique ("To be or not to be", "Ninotchka"...).
"Haute pègre" ("Trouble in paradise"), réalisé en 1932, était un des films préférés du réalisateur, qui estimait "n'avoir rien fait de mieux du point de vue du style". Et si aujourd'hui il n'est sans doute pas le mieux connu, c'est pourtant un bijou, ciselé comme ceux qui sont subtilisés par un couple d'Arsène Lupin. Car le duo formé par Gaston Monescu et sa compagne Lily est un couple de voleurs de haut vol, qui vit presque aussi bien que les aristocrates qu'ils plument. Bien sûr, ceci engendre un certain nombre de complications, notamment amoureuses, entre Venise et Paris...

La censure à laquelle Lubitsch devait veiller l'oblige à multiplier les allusions : le spectateur d'aujourd'hui est charmé devant ses pitreries de cinéaste malin ! La morale est d'ailleurs laissée de côté avec tout autant de maestria, et si vous prenez le temps de regarder ce chef-d’œuvre, vous verrez que les plus voleurs ne sont pas forcément ceux que l'on croit...
Qui se déguise ? Qui est qui, véritablement ? Quelle est la réalité, où est l'apparence ? Par delà le vaudeville distingué, Lubitsch s'amuse des codes et retourne personnages et intrigues classiques, une fois de plus.

Haute Pègre, de Ernst Lubitsch avec Herbert Marshall, Miriam Hopkins, Kay Francis - DVD Flair 2012

© Les Grands Films Classiques

Bonus ! Saviez-vous que le film «You've Got Mail» («Vous avez un message») avec Meg Ryan et Tom Hanks est tiré du film de Lubitsch «The Shop Around the Corner» («Rendez-Vous») ?

26 novembre 2012

Woody Allen : une réédition double dose chez Points2

“ Dieu est mort, Marx est mort, et moi-même je ne me sens pas très bien. ”
On connaît l’humour de Woody Allen, un humour jaune, une réflexion sarcastique et désespérée sur l’existence oscillant entre blagues juives et dérision à l'anglaise, qui lui fait estimer que Dieu n’existe pas (cherchez donc un plombier le dimanche).
Sa célèbre ironie ne s’est pas seulement déployée tout au long de sa filmographie, elle est également disponible en concentré dans ses livres ( «L'erreur est humaine» , «Adultères» ... ).

Depuis quelques jours sont ainsi réédités dans un volume Points2 (la nouvelle collection facilement lisible d’une seule main dans une rame de la ligne 13 à l’heure de pointe - enfin, peut-être pas tout à fait) «Dieu, Shakespeare et moi» suivi de «Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture».
Dans le premier, vous pourrez entre autres trouver un pastiche des lettres de Van Gogh à son frère Théo, et dans le second l'un des textes les plus drôles réécrit la biographie du Comte de Sandwich.
 
Puisqu’être heureux c’est forcément « aimer souffrir », on peut toutefois en rire avec cette nouvelle réédition. Incroyable mais vrai, Woody est devenu tellement culte qu'il n'est même plus besoin, comme pour les précédentes éditions, de présenter une photo de lui en couverture.
Des lunettes suffisent : 

22 novembre 2012

♫ Interview de Beth Hart ♫

Beth Hart - photo du site bethhart.com
Beth Hart, je vous en parlais à l'occasion de la sortie de son dernier album, "Bang bang boom boom". La chanteuse américaine à la voix rocailleuse et à l'enthousiasme bouillonnant m'a accordé une interview lundi dernier par téléphone. Voici l'essentiel de la retranscription de Beth Hart, résultat selon le magazine Elle de l'équation Bettie Page + Janis Joplin.

Alors, comment vas-tu ? Es-tu heureuse d’être à nouveau à Paris ?
Oui nous sommes très contents d’être à Paris, nous connaissons bien la ville avec mon mari Scott, nous venons depuis des années, c’est une ville incroyable !

On connait tes positions pro-Obama, as-tu été rassurée par la réélection du Président ?
Oui ! Nous avons voté pour lui, nous étions tellement contents, quand nous avons su nous avons ouvert la fenêtre, nous avons crié son nom, c’était la fête, des amis sont venus, tout le monde avec les enfants criait «Obama, Obama», c’était génial, incroyable !

Revenons à toi ! Quelle est ta chanson préférée sur cet album ?
Forcément c’est «Baddest blues», parce que c’est une chanson inspirée par ma mère, par les sentiments et difficultés qu’elle a traversé au moment de son divorce avec mon père, forcément je l’aime beaucoup, et puis elle est un peu en écho à «Don’t explain», qui était une de mes chansons préférées sur l’album de reprises que j’ai fait avec Joe [Bonamassa].

Un certain nombre de chansons sont vraiment «rétro», l’esprit cabaret plane vraiment sur l’album, je pense au single bien sûr mais aussi à des chansons comme «Swing my think back around». Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de faire ces chansons «vintage» ?
Eh bien quand j’ai commencé à écrire ces chansons j’étais justement en promo à Paris, c’était l’année dernière, j’entendais ces petits orchestres qui jouent, qui me rappelaient des choses entendues enfant, et je suis rentrée, je me suis mise au piano, j’ai cherché quelques mélodies, je les ai mises sur mon Ipod… J’étais très contente d’avoir écrit mon premier solo de piano (NDLR : pour «Swing My Thing Back Around») ! C’est plus tard à la maison j’ai écrit les paroles. Ce sont des chansons en écho à mon enfance, à ce que j’entendais par ci par là...

Donc tu écris les chansons toi-même ? Qu’est-ce qui t’inspires ?
Oui j’ai écrit pas mal de chansons moi-même, forcément «Baddest Blues», à propos de ma mère, ou «Swing my thing back around», «Spirit of God»...
Ce qui m’inspire le plus ce sont sans doute ces gens qui doivent faire face à de grandes difficultés, je suis inspirée par le courage de personnes comme ma mère, par les gens qui se battent, qui vont par-delà les coups durs de la vie.

Tu as une belle voix, très forte qui donne la chair de poule. Tu me fais penser à Billie Holiday et Nina Simone bien sûr mais aussi Janis Joplin… Tu penses qu’il faut avoir eu une vie difficile, comme elles et toi d’ailleurs, pour chanter comme ça ?
Merci beaucoup ! En fait pas spécialement, peu importe qui tu es, la vie est difficile, et pour l’inspiration, la musique ce sont les deux, joie et peine qui comptent, pour les artistes de toute sorte ! Ce qui compte c’est d’aller au-delà des malheurs, sinon il faut effacer sa mémoire… En tout cas il faut faire aussi honnêtement que possible.

En mars dernier j’ai eu l’occasion de voir Candye Kane en concert, une autre chanteuse américaine de blues qui a une voix et une histoire extraordinaires… Tu la connais ? Qui apprécies-tu actuellement ?
Non je ne vois pas qui c’est, en fait je n’écoute pas en majorité d’artistes vivants, mes références sont plus anciennes, ce sont plus des artistes que j’écoutais déjà petite, qui m’ont marqué, Aretha Franklin, Etta James, des jazzmen comme Jimmy Smith... même si j’adore Amy Winehouse elle était phénoménale !!

Est-ce que tu penses que faire du blues, du rock ou juste faire de la musique est plus difficile pour les femmes ? Est-ce que tu trouves que c’est dur de se faire une réputation dans ce monde d’hommes ?
Non je ne suis pas tellement d’accord, ce n’est pas un monde d’hommes, c’est un monde d’hommes et de femmes à la fois, ce qui est important c’est ce en quoi tu crois, tu y crois tu travailles et tu fonces, tu le fais ! Ce qui est important c’est d'être en accord avec toi-même !

En ce moment tu tournes, comme ça se passe ?
C’est vraiment génial, j’adore être en tournée, nous commençons par l’Europe, nous faisons pas mal de dates et nous retournons aux États-Unis, et nous revenons en Europe !

Et pour la suite ?
Eh bien je vais prendre du temps pour me reposer, mais aussi pour écrire, en janvier on enregistre un deuxième album avec Joe [Bonamassa] ! Oui j’aime être occupée, à nouveau très occupée, ce sera le même principe que sur «Don’t explain», avec des chansons diverses, j’espère pas mal de jazz !


Tournée française en mars 2013 : 
 
14 mars - Beauvais  / Festival Blues Autour du Zinc
16 mars - Strasbourg / La Laiterie
19 mars -  Bordeaux / Rocher de Palmer
21 mars - Lyon  / Le Transbordeur
23 mars - Clermont-Ferrand  / La Coopérative de Mai
25 mars - Conflans-Sainte-Honorine / Théâtre Simone Signoret - COMPLET !
26 mars – Rouen (Cléon) / La Traverse
28 mars – Paris / Olympia
30 mars – Marseille / Espace Julien

19 novembre 2012

À la Une du New York Times : le documentaire indispensable sur la presse

Grâce au mois du film documentaire, «À la Une du New York Times» m’a été fort opportunément suggéré par une table à l’entrée de ma bibliothèque.
C’est donc avec un certain retard par rapport à sa sortie en salles (il y a quelques mois) que j’ai visionné le film dont le sujet est toujours d’une brûlante actualité. Grâce au journaliste David Carr, charismatique et atypique, un tableau très vivant du quotidien d’un journal durement frappé par les bouleversements numériques nous est dévoilé. Le cinéaste Andrew Rossi, en suivant David Carr de conférences en reportages, donne à voir la fin d'un monde, celui qui a connu son apogée sous le règne de patrons de presse comme William Randolph Hearst (Citizen Kane, c'est lui) et qui est ébranlé par les scandales et l'Internet depuis quelques années. Le New York Times doit licencier, composer avec Wikileaks, se réinventer et tenter d'imaginer la place du journaliste de demain. À voir les trois écrans (minimum) que celui d'aujourd'hui gère déjà sur son bureau, une seule chose est certaine : cela ne sera pas simple.

«À la Une du New York Times», de Andrew Rossi, Studio Canal 2012
Une critique du Monde est aussi disponible ici.

16 novembre 2012

Accabadora : la Sardaigne secrète !

"Accabadora" de Michela Murgia a été très apprécié lors de sa sortie il y a environ un an, lors de la précédente rentrée littéraire. Moi-même assez déçue par de gros livres prétentieux ("La théorie de l'information" de cette année était à l'époque le "Brut" de Dalibor Frioux), j'ai trouvé dans ce récit touchant un certain réconfort.

Le livre nous plonge dans le quotidien d'un petit village sarde dans les années 50. Une vieille femme, Tzia Bonaria, recueille Maria, une enfant "de trop". Fascinant personnage : il est inspiré d'une pratique attestée d'euthanasie en Sardaigne, reposant sur une femme qui aidait les mourants à partir sur demande de leur famille.

Plongée poétique dans le temps - mais lequel exactement dans ce monde immobile, tout de tradition - avec une extraordinaire "sorcière", c'est aussi le portrait d'une femme forte et courageuse.
 Un très beau livre, désormais disponible en poche.

13 novembre 2012

Un Tim Burton en vaut-il un autre ?

À ma gauche, "Dark Shadows", sorti il y a quelques mois en salles et désormais en DVD. À ma droite, "Frankenweenie", actuellement au cinéma. Et cette question : "un Tim Burton en vaut-il un autre ? ". Ceci étant, il est bien évident que si je pose la question avec cette innocence feinte c'est que je suis bien convaincue de la réponse à y apporter. Non, évidemment. Après l'immense regret qu'a suscité chez ma petite personne "Dark Shadows", fantaisie niaiseuse, mielleuse et so glam rock qu'elle en était très glam mais plus très rock, j'ai frémi (de bonheur) devant le retour aux sources, le back to black, back to basics que constitue, au contraire, "Frankenweenie". "Frankenweenie" c'est du vrai Tim Burton, avec des morceaux de "Beetlejuice" et "Edward aux mains d'argent" dedans.
Quand "Dark Shadows" nous servait une histoire moralisatrice dans laquelle la vile populace manquait de respect à ses patrons fondateurs (diable !), "Frankenweenie" nous offre une stimulante illustration de la célèbre formule de Rabelais, "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", accolée à une jolie défense d'un enseignement émancipateur. Sans compter les innombrables références aux vieux films d'épouvante, l'histoire du petit Victor et de son chien passionne les enfants et sert de beau prétexte pour parler de différence aux adultes.

À croire qu'en cette année 2012, Tim Burton est un peu schizophrène...

"Frankenweenie", de Tim Burton, actuellement en salles
"Dark Shadows", de Tim Burton, avec Johnny Deep, Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, Eva Green... DVD Warner Bros 2012

10 novembre 2012

Irène Némirovsky : Suite Française adapté au cinéma !

Irène Némirovsky, fonds du NYTimes
La rumeur enflait, mais là, elle semble bien confirmée, car le Livre de poche, éditeur des «Œuvres complètes» d'Irène Némirovsky a annoncé sur son site internet le tournage prévu.

«Suite française» va donc être adapté au cinéma l'année prochaine. Le roman fleuve de l'écrivaine sur grand écran !
Cette magistrale fresque romanesque sera transposée au cinéma par le réalisateur britannique Saul Dibb («The Duchess»).


 Dans ce grand récit de l'Occupation et de l'exode, Michelle Williams devrait interpréter la pianiste Lucile Angellier, mais on annonce également Kristin Scott Thomas ou Sam Riley.

Rappelons que le texte est inachevé : la romancière, juive, est arrêtée en 1942 et déportée à Auschwitz-Birkenau où elle meurt assassinée.

Sur le blog vous pouvez trouver plusieurs billets la concernant : à propos de la sortie des «Œuvres complètes», évoquant la redécouverte des «Dialogues comiques», ou celle de «la Symphonie de Paris».

Bonne lecture !