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17 février 2012

Le diable de Radcliffe Hall de Stéphanie des Horts

Le diable de Radcliffe Hall : avec un titre pareil, doré sur tranche et une illustration qui conviendrait à une chronique mondaine de Stéphane Bern, on s’attend à ce que les diamants ruissellent sur les décolletés comme à ce que le champagne coule à flot.
Et c’est vrai : l’action se déroule dans la haute société, américaine dans le monde de la narratrice petite, anglaise dans celui de celle-ci tout juste adulte. Mais c’est immédiatement grinçant, car la petite fille est une enfant profondément cruelle, vicieuse et raciste, et le leitmotiv d’une comptine inquiétante rappelle Dix petits nègres...
Les deux récits se rejoignent dans un terrible dénouement que le lecteur n’entrevoit que tardivement.
 Il faut absolument éviter de dévoiler une intrigue qui est diablement ficelée par l’auteure, que l’on attendait pas ainsi après l’attachant La Panthère - mais c’est très bien ainsi.

Le diable de Radcliffe Hall de Stéphanie des Horts - Albin Michel 2012

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