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11 février 2012

L’Hommage à Delacroix mis en scène dans l’intimité du peintre

Henri Fantin-Latour fut un peintre intimiste : recherché pour ses natures mortes, inspiré par la poésie, la musique, ou figurant les artistes de son temps. Ses quatre grands portraits collectifs rassemblent les figures qu’il appréciait : l'Hommage à Delacroix (1864), l'Atelier des Batignolles (1870), Coin de table (1872), Autour du piano (1885).

C’est le premier, l'Hommage à Delacroix, qui fait actuellement l’objet d’une exposition au Musée Delacroix. On peut y voir l’influence du peintre sur la jeune génération, Manet, Bazille, et bien sûr, Fantin-Latour. L’élaboration du tableau est replacée dans son contexte, faisant dialoguer les œuvres.

Le tableau lui-même est mis en valeur dans l’atelier du peintre, autour des esquisses de Fantin.
À l’instar de ce qui s’est passé pour les autres portraits de groupe, la liste des artistes a varié au cours du temps : il y a ceux qui acceptent, ceux qui refusent, ceux qui n’arrivent finalement pas à se libérer… Il est intéressant de voir comme une toile qui apparaît aujourd’hui si classique fut un résultat, aussi, de compromis et de désirs individuels.


Finalement, sont représentés, en sus de Fantin lui-même, Whistler, Alphonse Legros, Manet, Cordier, Bracquemond et les critiques Balleroy, Duranty, Champfleury et Baudelaire :




Le Musée est largement ouvert, et il vaut mieux user de cet avantage : il est assez petit, or cette exposition, encore moins que la collection permanente, ne peut se satisfaire de la foule…
Pour en savoir plus sur l’élaboration des peintures de groupes de Fantin, on peut se plonger dans le roman de Claude Chevreuil, «Un coin de table», aux éditions de Fallois.

Jusqu'au 19 mars 2012.

6 rue de Furstenberg
75006 Paris

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