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6 mars 2012

Le jardinier d’Otchakov d’Andreï Kourkov

En ce début d’année, le dernier livre d’Andreï Kourkov a été traduit, comme d’habitude, aux éditions Liana Levi. «Le jardinier d’Otchakov» raconte l’histoire d’un jeune homme ordinaire, dont la vie bascule à l’arrivée d’un mystérieux jardinier chez lui. L’homme, Stepan, a en effet un tatouage illisible fait par son père avant que celui-ci ne le confie à ses grands-parents et disparaisse.
 
Ce tatouage, Igor, le fils de la maison, lui permet de le déchiffrer grâce à un ami informaticien. Dès lors, la vie d’Igor bascule : le petit voyage à Otchakov avec Stepan visant à éclaircir le sens du tatouage qui y renvoie le met en possession d’un uniforme de milicien qu’il lui suffit d’enfiler pour mener une double vie dans le passé. La nuit, revêtu de cet uniforme, Igor devient donc milicien à Otchakov en 57 et rencontre une belle poissonnière.

Tout cela aurait pu faire un énième bon roman d’Andreï Kourkov, mais ce n’est pas vraiment le cas... Le livre est très lent, et l’on dirait que l’humour et la fantaisie de l’auteur s’érodent. À chaque fois qu’Igor se transforme, ce sont les mêmes phrases de départ/retour, la petite conversation avec sa mère sur l’abus d'alcool...
 
Peut-être l’auteur arrive-t-il un peu en bout de course de la formule qui a permis à tant de lecteurs, comme moi, d’adorer «Le pingouin», «Le caméléon», ou encore «Les pingouins n’ont jamais froid». Des livres dans lesquels le talent de l'auteur est bien plus éclatant.

Le jardinier d’Otchakov d’Andreï Kourkov - Liana Levi 2012

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