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3 mars 2012

Les séparées de Kéthévane Davrichewy

J’ai découvert la romancière Kéthévane Davrichewy à l’occasion de la parution de son nouveau livre, «Les séparées». D'origine géorgienne, elle a d'abord écrit pour la jeunesse avant de publier pour les adultes. La rapide critique entrevue indiquait qu’il s’agissait de l’histoire d’une amitié fusionnelle. Comment, entre deux femmes, Céline et Alice, s’était nouée la relation la plus importante de leur vie, puis comment elle s’était défaite.
L’auteure fait parler ses deux personnages, à tour de rôle. De son lit d'hôpital, Céline s'adresse à Alice. Alice, elle, revoit le passé en feuilletant une revue dans un café. Les deux narratrices racontent leur vie, se souviennent de leur jeunesse, de ce qui les a liées, de ce pourquoi elles se sont perdues, séparées : les silences, les hommes. Du moment où elles ont arrêté de tout se dire, de ne plus avoir besoin de se téléphoner chaque soir.
Cette courte histoire est dans le fond très classique, et semblera même familière à beaucoup de lecteurs, essentiellement des lectrices qui auront vécu une amitié aussi exclusive que celle de Céline et Alice. Pourtant, l’auteure nous surprend, et, usant d’un imparfait instaurant une grande nostalgie, elle dessine à sa manière l’amitié d’enfance qui dure, pour le meilleur, comme pour le pire.

«Les séparées» de Kéthévane Davrichewy - Sabine Wespieser éditeur, 2012

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