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19 mars 2012

Salon du Livre 2012 : quelques impressions de lectrice habituée

Comme tous les ans depuis une éternité, je suis allée au Salon du livre, hier dimanche. Je vous livre mes quelques observations, et j’espère que vous partagerez les vôtres avec moi ! Rien de scientifique ici, mais mon ressenti de cette dernière édition.

De façon générale :
Ce qui ne change pas, c’est l’organisation catastrophique de Reed Expositions : les étudiants de moins de 26 ans sont comme d’habitude quasi agressés parce qu’ils ne payent pas leur entrée et se voient donc soumis à une attente humiliante de «vérification» au prétexte du trafic de billets, et globalement, la sécurité est particulièrement patibulaire pour tout le monde, il faut s’en abstraire souvent.
Ce qui change par rapport à l’année dernière, c’est que le salon m’a semblé plus étendu. Je l’avais trouvé très rabougri l’année passée.

Concrètement :
Traditionnellement, les dédicaces BD sont les plus agréables : les auteurs ont le temps d’échanger un peu, ce qui n’est guère le cas avec les auteurs de romans ou d’essais. Je pense notamment aux auteurs de Pico Bogue, aussi sympas et fins que leur BD le laisse supposer. Les auteurs de romans et essais étaient, pour leur part, finalement peu nombreux à dédicacer, par rapport aux années passées. Par contre, les plateaux de France Inter et France Culture étaient bien mis en valeur, et permettaient à une très large assistance de rire aux bons mots lors de l’émission «Des Papous dans la tête», par exemple.
 
L’espace des livres anciens, nouveauté de cette année et appelé «Trésors de livres» était très réussi, avec la participation du Musée des lettres et manuscrits. La petite exposition d’architecture présentant des bibliothèques dites «troisièmes lieux», actuellement en construction en France, était très intéressante. Par contre, si l’on repérait bien le Japon comme pays invité, Moscou n’était guère visible alors même que la ville était censée être au coeur du salon.
Et puis, cette année, parenthèse people : il fallait éviter les abords de François Hollande et de sa compagne, mitraillés par une grappe de journalistes et suscitant de nombreux attroupements.

Si, d’années en années, les catalogues et goodies se raréfient, j’ai aussi remarqué la disparition de certains éditeurs jeunesse ou d’illustrateurs qui à mon avis se consacrent désormais exclusivement à Montreuil. Cela ôte une certaine poésie au Salon.

Finalement, aucune édition ne ressemble vraiment à la précédente !

Nota : pour les retardataires, il vous reste jusqu’à ce soir.

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