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7 mars 2012

Toutes les femmes s’appellent Marie de Régine Deforges

Régine Deforges a écrit un petit texte qui va, je l’espère, faire du bruit au moment où les pouvoirs publics (la HAS) s’apprêtent à condamner l'approche psychanalytique dans le traitement de l'autisme.
 
«Toutes les femmes s’appellent Marie» est un de ces titres que seule Régine Deforges peut trouver, fédérateur et provocant à la fois.
 
Le roman est fait de courts récits des personnages d’une tragédie oedipienne, celle qui voit une jeune veuve se laisser envahir mentalement puis physiquement par son fils déficient mental. C’est un texte engagé, et revendiqué comme tel : il met en scène une mère dépassée, un médecin limité par le système de santé, un prêtre qui ne peut que pardonner. Régine Deforges s’en explique : notre société est permissive, mais elle n’accepte pas la différence. L’auteure se prononce pour l’assistance sexuelle aux handicapés, actuellement assimilable à la prostitution. Bien qu’elle semble redouter avoir à affronter encore un procès, elle continue de s’indigner, toujours aussi moderne. Toutes les femmes devraient s’appeler Régine !

Les avis sont, évidemment, très partagés. Cependant, je vous conseille de lire de plus longues critiques après l'ouvrage lui-même, sinon ce ne sera plus guère la peine de s'y pencher : il est très court.

Toutes les femmes s’appellent Marie de Régine Deforges - Éditions Hugo&Cie 2012

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