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9 mars 2012

Une belle canaille de Wilkie Collins, de nouveau disponible

William Wilkie Collins (1824-1889) n’est pas très connu en France.
Le grand public s’intéresse peu aux auteurs anglais classiques, ayant déjà fort à faire avec les siens, et sorti des oeuvres de Jane Austen, Thackeray ou Dickens… Avec ce dernier, Wilkie Collins a vécu un compagnonnage de toute une vie : le cadet est honoré d’être publié dans la revue du plus célèbre romancier d’Angleterre, et l’aîné fera beaucoup travailler Collins pour son compte, l’emmenant dans de multiples séjours pendant lesquels il s’agissait moins de prendre des vacances que de continuer à produire.

C’est pourquoi la biographie romancée de Collins, «Drood» de Dan Simmons -traduite l’année dernière- est particulièrement injuste et, de plus, nie le talent de Collins, reconnu par ses pairs et toujours admiré au XXème pour son invention du roman policier...

Pendant un de ces voyages avec Dickens, alors à Paris, Collins rédige «Une belle canaille», «A rogue’s life», en anglais dans le texte. Un quart de siècle plus tard, au moment de sa publication en volume, Collins s’amuse de ce que sa Canaille peut «revendiquer deux mérites aux yeux de la jeune génération : elle n’est jamais grave deux instants d’affilée et elle ‘se lit vite’».
Et c’est vrai que le texte est court pour un auteur qui est plus coutumier des 400 que des 200 pages, et que le ton est particulièrement enjoué.
 
Cette longue présentation faite, quant à l’histoire : Franck est un gentil vaurien, qui s’empêtre dans des aventures rocambolesques parce qu’il est amoureux, et surtout parce qu’il ne se plie pas aux conventions victoriennes, que Collins étrille une fois de plus dans tous les sens : à la fin du livre, le vaurien est accompli : il est devenu respectable. Comme l’écrit le préfacier Michel Le Bris, une morale à la Collins, et je pourrais ajouter, pas du tout à la Dickens.

Il faut relire Collins !

Une belle canaille de Wilkie Collins - rééd. Phébus Libretto 2012

4 commentaires :

  1. erratum : le lien "il faut relire wilkie" ne marche pas !

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  2. Je le remets, c'est le lien vers le site de l'éditeur Phebus.

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  3. Il m’a été donné récemment de lire Pierre de Lune de Wilkie Collins. Ni 200, ni 400, mais bien 500 pages pour une enquête qui se déroule de 1848 à 1850 en Grande-Bretagne. Je ne goûte guère le genre policier ordinairement mais là, il me faut reconnaître que je me suis laisser gagner par la « fièvre détective » pour parler comme l’un des narrateurs. Bref un autre Wilkie Collins à recommander, toujours chez Phébus.

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  4. La lecture apaise mon âme , elle est une source qui toujours coule doucement

    Domi

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