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19 avril 2012

Matisse - Paires et séries au Centre Georges Pompidou

«L’exposition Matisse n’est pas une simple exposition». «Ce n’est pas une énième rétrospective». «C’est un évènement».
 
À force de lire ce type de phrases, on est tenté de braver la foule qui se presse aux expositions sur-médiatisées et d’aller voir ce qu’il en est.
Voir, c’est sans doute beaucoup dire, quand on est, en semaine, 350 dans l’exposition (il y a un compteur). Donc, entrevoir.
 
Entrevoir du Matisse, c’est déjà bien : les couleurs sont chaudes, les formes rassurantes, en cette fin d’hiver, c’est plutôt une bonne idée.

Pour ce qui est de montrer «le double, la répétition, la variation, la reprise, l’opposition» (appareil critique de l’exposition), la promiscuité rend les choses déjà plus complexes.
Se concentrer sur les dessins dans la semi-obscurité de la salle qui leur est consacrée l’est encore plus. Ne soyons pas trop critique, la manifestation permet d’être saisi par la palette de techniques possédée par Matisse, du pointillisme au collage. Les variations aussi sont frappantes, entre ses «Pont Saint Michel», ses «Vue de Notre Dame», qui permettent même aux plus jeunes de saisir les doutes de l’artiste.

Néanmoins, la version catalogue est recommandée à ceux qui sont las de traverser les expositions-couloirs-de-métro.

Jusqu'au 18 juin 2012

«Matisse - Paires et séries»
Centre Georges Pompidou
9 Rue Beaubourg
75004 Paris

3 commentaires :

  1. Oui, vive les catalogues d'expositions ! Ceux qu'on choisit avec tant d'attention, qu'on ouvre avec délicatesse chez soi, qu'on travaille et re-travaille à coups d'oeil aiguisés !

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  2. Et pourtant on trouve en épigraphe de ce blog sur Hellocoton :
    « Je ne respire jamais aussi bien que dans l'air des expositions »... :-)

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  3. Certes. Je ne suis pas exempte de contradictions !

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