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3 mai 2012

Les règles du jeu d'Amor Towles : le tourbillon de la vie !

Le premier roman d'Amor Towles a été un succès aux Etats-Unis. Depuis quelques semaines, il est disponible en français chez Albin Michel. Une réussite éditoriale donc et c'est tout ce qu'il y a de plus normal : en ces temps de crise, se souvenir du bon temps, c'est-à-dire de la fin de la Dépression et de la reprise de la croissance liée au début de la seconde guerre mondiale, c'est se souvenir des belles choses, comme on dit.
 
De belles : l'explosion d'un New-York de rêve, qui alimente les fantasmes et les crée, qui change les gens et qui est modifié par eux. "Les règles du jeu" ("Rules of civility" pour le titre original) raconte cette période.
 
Katey Kontent, la narratrice, jeune sténo-dactylo, apparaît d'abord au lecteur comme une potentielle victime de ces règles du jeu, lorsque le bel héritier, Tinker Grey, rencontré dans un club de jazz (forcément) s'éprend de son amie et colocataire, plus belle qu'elle (fatalement).
 
Pourtant, son personnage n'est pas aussi oie blanche que les premiers chapitres le laissent croire... Fille d'immigrés russes, elle veut sa part du rêve américain, quitte à boire l'oubli des origines à la bouteille chaque soir.

C'est donc de moins belles choses dont il s'agit également, car ces "Rules of civility", ce sont ces règles établies par George Washington pour servir de guide de conduite et qui ont une place importante dans le livre, que l'on ne révèlera pas au risque de trop déflorer l'intrigue.
 
Ce roman est passionnant, et il se dévore d'un trait. Néanmoins, l'invocation de Fitzgerald par de nombreux critiques est franchement excessive. La petite info de dernière minute, glanée sur le Guardian : les droits d'adaptation cinématographique sont en cours de négociation !

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