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24 mai 2012

Salon de Montrouge 2012 : 101 artistes !

Eun Yeoung Lee - Witness 2012
101 artistes, et non 101 dalmatiens, n'est-ce pas, même si l'instance autour du nombre d'exposés m'a fait sourire. Le Salon de Montrouge est à la fois THE place pour découvrir de jeunes artistes, de nouvelles formes d'art, différentes formes d'expérimentation sans la foule et le prix des manifestations parisiennes (c'est gratuit), et un endroit coté ou plus de 2000 candidats ont encore cette année tenté d'exposer... 
Difficile de résumer une telle manifestation , car chaque année c'est la même chose, il y a tellement à voir, regarder, penser, que chaque visite dépend du visiteur. Personnellement, je regrette un peu l'ancien lieu d'exposition. Certes celui-ci, le Beffroi, tout juste restauré, est beau. Mais il est aussi plus petit et du coup, il y a un effet d'entassement, alors que beaucoup d’œuvres ont besoin d'espace.
 
Même si pour cette session je n'avais pas autant de temps que les autres fois, j'ai repéré un certain nombre d'artistes. Il y a toujours des points positifs et négatifs au changement : cette année, j'ai été complètement convaincue par le grand prix du jury. Maxime Chanson a obtenu ce prix pour un travail de de réflexion et de classification des moteurs et moyens utilisés par 600 artistes. Son travail est disponible aux Presses du réel, et aller sur leur site donne une petite idée de ce travail de titan. Ses panneaux au Salon de Montrouge sont présentés en début d'expo et scotchent littéralement les arrivants...

Bien que je ne raffole pas du collage, j'ai eu un coup de cœur pour les oiseaux de Stéphane Bouelle, composés en dizaines de paires de chaussures. La notice nous interdit de penser à Hermès comme à Icare, mais vous pouvez faire comme moi et le faire quand même. Le collage est également au centre du travail de Nadège Dauvergne, qui inscrit des chefs d'œuvre de l'histoire de l'art dans des pages de catalogues grand public. Vous pouvez les regarder également sur son blog. Les évocations oniriques de Eun Yeoung Lee m'ont complètement captivée, comme celles, encore plus féériques, de Chang Yu Hsu. On parle peu de la peinture contemporaine, et je trouve sans cesse des raisons de le déplorer...

Et puis, Montrouge présente toujours son lot de surprises, plus ou moins conceptuelles... Je vous laisse avec celle-ci, fort amusante !
Géraldine Py et Roberto Verde, Cartonville 2009

Jusqu'au 31 mai 2012

Salon de Montrouge
Le Beffroi
2 place Émile Cresp
92120 MONTROUGE

2 commentaires :

  1. "Cartonville"...!
    Le titre est plutôt mignon... Est-ce toute l’œuvre sur la photo?

    J'ai parcouru les sites internet de tes coups de coeur, le travail de Hsu Chang Yu est génial.

    Je suis tombée amoureuse de cette oeuvre !
    (http://25.media.tumblr.com/tumblr_m1cq1uXkzr1qcpkoao1_1280.jpg).

    Un esprit hivernal qui convient tout à fait à Melbourne lorsqu'il pleut.

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  2. Non ce n'est pas toute l'oeuvre, car il y a des dizaines d'escargots avec une maison supplémentaire sur le dos, mais ma photo d'ensemble ne rend pas bien ... J'ai choisi celle où j'isole un spécimen !

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