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20 juillet 2012

«Histoires de voir» à la Fondation Cartier : mais qu’est-ce que l’art brut ?

La dernière fois que j’étais rentrée dans la serre de Jean Nouvel boulevard Raspail, j’y avais été particulièrement désarçonnée par l’exposition consacrée aux mathématiques («Mathématiques, un dépaysement soudain»).
 
Actuellement, l’exposition «Histoires de voir-Show and tell» se place, c’est certain, sur un terrain qui n’a strictement rien à voir - même s’il s’agit toujours d’interroger des frontières, notamment conceptuelles. Elle met en scène, dans un espace réinventé, des œuvres d’artistes contemporains (ou quasi), de tous horizons.

Ce qui les rassemble est d’être assimilables à de l’art naïf. J’étais réticente : la critique de l’exposition lue dans le journal «Le Monde» conspuait une vaste accumulation d’œuvres d’art brut, naïf, de travaux artisanaux et d’objets rituels. Le temps passant, j’ai décidé d’aller juger de la chose par moi-même. Si la grande majorité des œuvres sont intéressantes, parfois fascinantes, d’autres fois repoussantes, leur diversité pose en effet sans cesse question : artistes pensant leur parcours, fous, artisans de tribus... Peut-on vraiment rassembler ces productions ?
 
Sans parler de l’omniprésence de Takeshi Kitano dans les manifestations de la Fondation, qui ici (re)propose des vases-animaux également vendus à la boutique. Ainsi, certaines œuvres valent vraiment le détour, mais le propos ne m'a personnellement pas convaincue.
 
Un peu de chauvinisme pour terminer : gros coup de cœur pour le travail sur les villes de Mamadou Cissé.

Jusqu'au 21 octobre 2012

«Histoires de voir-Show and tell»
Fondation Cartier pour l’art contemporain
261 bd Raspail
75014 PARIS

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