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22 août 2012

Joana Vasconcelos en son Palais

Dans un livre, "La Casati", dont je parlerai bientôt, l'auteure Camille de Peretti rapporte que l'excentrique marquise avait aux premières lueurs du siècle dernier accroché un immense squelette d'oiseau préhistorique dans un salon d'une de ses demeures, la Villa Amalia. Pour se divertir, pour susciter l'attention aussi.
 
Les expositions en collaboration avec les artistes contemporains à Versailles remplissent les mêmes fonctions. Ils font écho, longtemps après, aux extravagances des occupants du château. Cette fois c'est une femme, Joana Vasconcelos, qui a investi le lieu.
 
Le divertissement est bien là, notamment avec cette pièce merveilleuse, au sens premier du terme, le "lilicoptère," objet steampunk girly (hélico bardée de plumes d'autruches roses et de cristaux Swarovski) ou l'installation "Blue champagne" (un chandelier de bouteilles de Pommery)  dans les jardins. Mais au-delà du simple divertissement, la réflexion est habilement proposée, spécialement par des oeuvres questionnant la féminité : "Marilyn" bien sûr, ces escarpins gigantesques formés par des casseroles présentés à la FIAC il y a quelques années, mais aussi "Perruque", dans la chambre de la reine, plus ambivalente.

Chatoyante, bigarrée, protéiforme, amusante et gênante, l'exposition est à tous points de vue sensationnelle !
On pourrait dire d'autres choses, plus pointues celles-là, mais elles ont été parfaitement évoquées par Lucie, alors je préfère renvoyer à son billet.

Et puis n'hésitez pas à vous faire votre propre opinion sur les œuvres en allant à Versailles, l'exposition dure jusqu'au 30 septembre.

Place d'armes,
78000 Versailles

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