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28 août 2012

La Casati rêvée par Camille de Peretti

J'ai lu le livre de Camille de Peretti sur un malentendu que les flâneurs des librairies connaissent bien : la couverture. Quand on ne sait pas qui est l'auteur, que l'on n'a rien entendu de l'ouvrage, on se décide parfois à prendre le livre sur sa bonne mine. Celle de ce roman-là en a une sublime : le fameux portrait par Boldini de la marquise Casati. Le malentendu, c'est que j'ai cru au roman historique, l'immersion complète dans le passé, pas de distanciation, une empathie totale. 
En fait, le récit de Camille de Peretti, sorti récemment en poche après sa parution l'année passée chez Stock, ne fait pas que raconter l'histoire extraordinaire d'une des plus grandes mondaines de la première moitié du XXème siècle, il est aussi composé d'autofiction, genre avec lequel j'ai beaucoup de mal, et que je lis plutôt par hasard. L'alternance des deux discours, celui sur la marquise, traditionnel, et celui des tourments de coeur de l'auteure m'a d'ailleurs assez souvent agacée. Contrairement aux récits enchâssés dans "W.E.", le film de Madonna sur Wallis et une admiratrice de l'Américaine, je n'ai pas vu se répondre vie de la femme personnage d'Histoire et vie de l'humble contemporaine fascinée par elle. Cependant, même si j'ai été déçue de ne pas passer la totalité du livre en compagnie de la Casati comme je m'y attendais, j'ai apprécié les moments où l'auteure choisit de prendre de la distance sur son sujet, en donnant des clés sur l'écriture du livre, en disant pour quelles périodes elle a manqué de sources, par exemple.
Les passionnés de personnages hauts en couleur y trouveront leur compte en tout état de cause !

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