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4 septembre 2012

Dark horse : le pessimisme incarné par Jordon Gelber

«Dark horse» se présente comme une comédie dans la bande annonce diffusée. Une comédie américaine type «Sundance» (du nom de ce célèbre festival US de films indépendants) c'est-à-dire avec dénonciation de l'american dream, ironie inside et rires jaunes. Mais si l'esprit Sundance est là, la comédie, elle, en fait, non.
Au départ, on est pris d'affection pour Abe, ce trentenaire incapable de quitter ses parents, puisque le monde est aussi pourri que son cocon familial. Mais le personnage devient antipathique : il est lucide mais cela n'a aucune conséquence sur ses actions... Sa passion pour une aspirante artiste mais vraie dépendante aux médicaments est tout aussi triste, puisqu'elle le fait passer à côté de l'amour (n'en disons pas plus). Finalement, l’anti-héros se mue en anti-anti-héros, et le film en devient encore plus oppressant.




Son final serait presque ridicule si l'on pouvait respirer et rire de l'accumulation atroce que nous sert le cinéaste.
«Dark horse» est donc une œuvre d'où ne transpire aucun espoir : l'Américain moyen - l'homme moderne - n'adhère même pas forcément au mode de vie qu'il suit volontairement.
 
Il est cynique, désabusé, conscient de ses travers, conscient de ne rien vouloir y changer. Le bonheur existe, mais il le rejette s'il ne correspond pas aux fantasmes générés par l'industrie...

«Dark horse», un film de Todd Solondz, avec Jordan Gelber, Selma Blair, Mia Farrow - actuellement en salles

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