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27 septembre 2012

Journées du patrimoine : la prison Saint Paul à Lyon

Ernest Pignon-Ernest, Prison Saint Paul 2012
 Qu'est-ce que l'enfermement ? De quoi est faite la réalité de la privation de liberté imposée en démocratie aux délinquants et criminels, et en période de guerre, d'Occupation, aux opposants, aux résistants ?
 
À l'occasion des dernières Journées du patrimoine il était possible de visiter la Prison Saint Paul à Lyon, et alors ces questions devenaient terriblement tangibles. Le lieu "prison" s'impose à vous, simple visiteur, dès que vous en franchissez le seuil. L'idée de table et la table sont deux choses différentes, comme le fait d'imaginer une cellule de 9m2 et la vision in situ d'une telle cellule. Néanmoins il ne s'agissait pas de donner à voir la prison en elle-même, satisfaisant à une curiosité morbide. Mais d'une part, de réfléchir à l'institution pénitentiaire en tant que telle et d'autre part,  penser à l'incarnation de cette institution à la fois comme un outil répressif de la démocratie, et comme un outil de violence légitime comme de violence illégitime.

Des artistes avaient été invités à opérer la transition entre la prison et l'école, puisqu'à l'issue de travaux, à l'emplacement de l'établissement pénitentiaire se trouvera l'Université catholique. Ernest Pignon-Ernest s'est particulièrement inspiré de la violence illégitime qui s'exerça dans cette prison, où nombre de résistants ont été torturés et tués. Les collages des visages de ces hommes et femmes héroïques leur rendent hommage. Avec celles d'Ernest Pignon-Ernest, d'autres oeuvres, les portraits de Patrice Giorda notamment, rappellent l'humain quand tout dit l'inhumanité.

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