barre horizontale




22 septembre 2012

Les débutantes : J. Courtney Sullivan raconte la condition féminine américaine

La rentrée littéraire, ce sont ces centaines de livres étalées sur/sous les tables des librairies, selon le degré de célébrité de l’auteur. Pour ceux qui aiment faire leur petit marché en cette période de nouveautés, c’est une période de découvertes.

Cette année, entres autres, un gros pavé a attiré mon attention, «Les débutantes» de J. Courtney Sullivan. 
Il raconte l’histoire d’une amitié incroyable entre quatre filles, Célia, Bree, April et Sally à Smith, université réservée aux femmes, féminine et féministe.

La romancière, se plaçant alternativement du point de vue de chacune, raconte les exaltantes années d’études dans cet établissement libertaire hors normes (où elle-même a étudié) mais aussi les difficiles années de la vie après la remise des diplômes.
 
Au départ, j’ai eu du mal à adhérer au texte, peut-être du fait de la traduction de l’américain. Mais rapidement, je me suis beaucoup attachée aux personnages qui sont très travaillés par l'auteure. Il y a les histoires de cœur, la complexité des rapports familiaux. Mais il y a surtout la question féminine, qui ne fait pas que traverser le livre, mais l’irradie complètement. Qu’est-ce qu’être une femme aujourd’hui ? A-t-on le choix dans un monde d’hommes ? Quelles sont les différentes manières de s’engager ? Pourquoi y a-t-il plusieurs féminismes ? 

Avec Célia, Bree, April et Sally, J. Courtney Sullivan explore ces questions et creuse les débats théoriques en utilisant les parcours de ses héroïnes. Et rend hommage aux femmes de combat.



J. Courtney Sullivan

1 commentaire :