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2 septembre 2012

Madame Solario : chez les heureux du monde

D'emblée : "Madame Solario" est un film rare. Il y a peu d'oeuvres comme celle-ci, il faut les dénicher dans le coin des rubriques cinéma, sous les pleines pages consacrées aux blockbusters, il faut les voir dans les cinémas d'art et d'essai qui les passent à des heures étranges. Ces objets cinématographiques ont tendance à se mériter.
Celui-ci raconte l'histoire de Madame Solario. Jeune, belle, et veuve, celle-ci passe des vacances sur le lac de Côme, en cette fin d'époque qu'est le début du XXème, alors qu'un monde est en train de finir. Le personnage de Madame Solario est complexe, comme celui de son frère, tout aussi jeune et beau - et désargenté - qu'elle, qui arrive un jour "chez les heureux du monde", comme disait Édith Wharton. Cette arrivée précipite le cours des évènements, et celui du drame. Je n'en dirais pas plus, afin de ne pas troubler le plaisir littéraire des révélations et celui du jeu parfait des acteurs.
Après visionnage, il peut être passionnant (attention, spoiler inside), de lire cet article à propos du livre de Gladys Huntington qui a inspiré le film. Pour approfondir encore et lire le livre en français, tentez votre bibliothèque : il est complètement épuisé, et très rare en occasion.

"Madame Solario", un film de René Féret avec Marie Féret, Cyril Descours ; actuellement en salles

1 commentaire :

  1. J'ai trouvé ce film d'une subtilité rare, et les acteurs époustouflants.

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