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11 janvier 2013

La grande bleue ou la condition ouvrière

On peut avoir du mal à rentrer dans ce livre difficile. Difficile car la conjoncture économique est salement morose. La crise partout. Alors se plonger dans dix ans de travail à la chaîne...
Le roman de Nathalie Démoulin n'est pas attachant. On voudrait qu'elle se rebelle son héroïne puisque le livre nous fait voir la vie par ses yeux. On voudrait qu'elle se batte plus tôt, qu'elle fasse tout autrement. Mais c'est que nous on a 26 ans en 2013, et que l'héroïne, elle, en a 17 en 1967 répondrait l'auteure.
 
En attendant, «on» s'accroche et «on» reprend le récit des mésaventures de Marie, de tout ce qui ne lui arrive pas et de ce qui va peut-être lui arriver.
Les siennes de mésaventures, de souffrances, et celles de sa famille, de son frère trop aimé, Yvan, qui revient moitié dingue d'Algérie, de ses copines d'enfance et d'atelier. Les rares joies.

Le procédé narratif du «on» persistant, permanent, m'a parfois agacée. Mais un livre qui ne fait pas que parler de soi, mais des autres, mais de tant d'autres, c'est rare. Qui parle du collectif, de lutter ensemble, de vivre ensemble. De la grande bleue : d'espoir un peu. Il mérite d'en parler, il mérite d'être lu.
 
«La grande bleue» de Nathalie Démoulin - Au Rouergue 2012

Vous pouvez trouver quelques mots de l'auteur ici.

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