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3 février 2013

Quelques infidélités de Vita Sackville-West

Cela fait longtemps que parmi les exubérantes que je n’avais pas encore lues, je voulais consacrer un moment à Vita Sackville-West. Bien connue en France pour avoir été l’amante ayant inspiré le «Orlando» de Virginia Woolf, mais peu reconnue pour sa propre prose. À l’occasion de la parution d’un recueil de nouvelles aux Éditions Autrement, «Infidélités», je me suis lancée.

Six nouvelles donc, plutôt courtes, autant d’histoires qui finissent mal même si cela est sans grand fracas (ce ne serait guère british, non ?). Une écriture inspirée par sa vie (les triangles amoureux, les ambiances de groupe, la passion du jardinage, et j’en passe), donnant corps à des trahisons, petites et quotidiennes (cet homme qui vit depuis vingt ans avec une femme en pensant à une autre), ou plus immédiates à saisir - l’adultère, surtout.

 
La première nouvelle du recueil, «Son fils», m’a assez agacée. Elle raconte l’arrivée d’un fils longtemps émigré en Argentine chez sa mère. Le retour du fils prodigue. Mais la mère espère trop, et le fils n’est pas disposé à donner - du tout. On le sent bien vite, il n’y a pas de surprise, mais la nouvelle dure. Ensuite, le style de l’auteure m’a davantage plu. Les nouvelles sont plus courtes, ce qui permet à la chute, rapidement imaginée, de se profiler sans se faire excessivement attendre. Néanmoins, je n’ai pas été complètement ravie par ma lecture.
 
Des intrigues assez attendues («Liberté», un triangle amoureux qui tourne au drame) et parfois difficilement concevables («Justice», type vengeance de l’extrême) qui m’ont plutôt donné envie de me mettre à une œuvre plus significative de la romancière.

Infidélités, Vita Sackville-West- Autrement, 2013

 
Vita Sackville-West en 1916 (photo : anonyme)

4 commentaires :

  1. Je ne suis pas super fan des nouvelles donc... il semble que le thème du triangle amoureux revienne assez fréquemment dans l'oeuvre de VSW.

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  2. déception donc, moi j'ai aimé "plus jamais d'invités"

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