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18 mars 2013

8 raisons pour lesquelles vous allez adorer Demoiselles en Détresse

Huit raisons essentielles justifiant le visionnage de «Demoiselles en détresse» («Damsels in Distress») de Whit Stillman, depuis peu disponible en VOD (le DVD semble tarder à arriver en France…) :
  
1- Vous n’avez pas eu le temps de voir «Foxfire», sur un gang de filles. En même temps, vous craigniez que cela soit quelque peu déprimant. Eh bien, «Demoiselles en détresse», c’est aussi un film sur un groupe de filles, mais c’est plus joyeux. Cependant, ne vous inquiétez pas, elles se méfient quand même grandement de la gent masculine.

2- Ce sont des filles qui rêvent de changer le monde (et surtout les garçons) avec du savon. Génial, non ? Le réalisateur avait envie de s’intéresser à la mixité des universités américaines. En effet, cette mixité paraît évidente, mais elle génère aussi des conflits : dans certains campus, les hommes ne sont pas forcément prêts à renoncer aux identités masculines qui y ont longtemps prévalu sans réserve et sans partage.

3- Il y a Adam Brody (ou Analeigh Tipton) qui joue dans le film. Raison presque suffisante à elle-même selon votre genre.

4- Finalement, est-ce que le plus important dans la vie n’est pas de savoir nommer les couleurs d’un arc-en-ciel ? Ou de lancer une mode de danse ?
  
Le groupe au complet ! © Media Films

5- C’est celui qui le dit qui y est… Violet, Heather et Rose offrent un soutien psychologique aux étudiants qui n’en ont pas tous forcément besoin (via un Centre de Prévention du Suicide, sisi), et parfois, comme Amélie Poulain, en oublient qu’il faut aussi qu’elles s’occupent d’elles-mêmes quand il n’y a personne pour le faire.

6- Le tournage a eu lieu dans un lieu assez extraordinaire, imaginé il a deux siècles comme une sorte de maison de retraite pour les marins fatigués (c’est donc la première maison de retraite aux États Unis de la marine marchande). Le «Snug Harbor Cultural Center and Botanical Garden» conserve sa vingtaine d’édifices originaux inspirés par des architectures très diverses (grecque, néoclassique, victorienne...) et un parc incroyable. Le décor du film est donc presque un personnage à part entière.

Analeigh Tipton est Lily. © Media Films
 
7- Pour rester dans la thématique de l’ambiance, l’esthétique -revendiquée- vintage, preppy du film est vraiment réussie. On est proche du dernier Wes Anderson, «Moonrise Kingdom» : l'atmosphère rétro est là aussi pour symboliser l’enfance et l’innocence, l’Université étant le dernier rempart avant la vie -véritablement- adulte. Il faut dire qu’il y a paraît-il une vraie attirance sur certains campus américains, aujourd’hui, pour les années d’après-guerre, une espèce de regret d’un âge d’or...
  
8- Le réalisateur Whit Stillman a résumé le film ainsi : “We're mumblecore with better diction.”
note : le « mumblecore» est le nom donné aux États-Unis aux films indépendants à petit budget essentiellement consacrés aux relations des 20-30 ans.

Greta Gerwig est Violet, meneuse de bande et accro à la danse. © Media Films

8 commentaires :

  1. Un film que j'ai malheureusement raté à sa sortie. Ton billet me donne envie de m'y plonger...
    Et puis, j'ai toujours eu un petit faible pour Adam Brody.

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  2. J'avais commencé à le regarder pour Adam Brody et j'ai eu vraiment du mal à accrocher, du coup j'ai abandonné en cours de route ! :(

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    1. Quel dommage ! À quel moment t'es tu arrêté ? Pt avant la déprime de Violet...

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  3. eh ben VOILA, merci pas, un film de plus à regarder !

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    1. Que répondre ? Que j'aime te donner des devoirs ? ;-P

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  4. Le sujet ne me tentait pas, mais puisque tu dis que ça vaut le coup...Pourquoi pas? ;)

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    1. Eh oui mais Greta Gerwig, hein ;) Et puis c'est tellement décalé ! Tu vas adorer !

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