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27 mai 2013

Autour du monde avec Tante Mame : la suite des aventures de l'excentrique mondaine


Vous souvenez-vous de Tante Mame ? Certainement, car non seulement j’en ai parlé, mais toute la blogosphère s’était enthousiasmée pour la réédition du texte, initialement paru en 1955 aux États-Unis mais traduit en français seulement en 1994.
La récente sortie en poche de la suite des aventures de l’excentrique américaine allait permettre de prolonger le plaisir, c’est certain.

Pour celles et ceux qui seraient passés à côté du tourbillon provoqué par Tante Mame l’exubérante, rappelons quelques faits : elle recueille son neveu Patrick, l’élève d’une façon totalement novatrice et tout à fait inconvenante, c’est-à-dire sans préjugés ni absurdes convenances. On s’amuse beaucoup à la lecture de « Tante Mame », mais pour ce qui est d’ « Autour du monde avec Tante Mame », le rire est parfois un peu forcé.

Bien sûr, cette Tante Mame est toujours aussi imprévisible et décalée, et les années n'ont aucune prise sur elle. Cette fois, c’est le fils de Patrick (son petit-neveu donc) qu’elle emmène aux quatre coins du globe. Pendant que la mère du garçonnet se ronge les sangs à l'approche des fêtes de Noël, Patrick se souvient de son propre périple avec elle, alors qu'il avait 18 ans, de la Russie à l’Autriche en passant par le canal de Suez.
 
Mais, finalement, c’est davantage une collection de petits récits qu’un roman aussi construit et haletant que « Tante Mame ».
Tante Mame aux Folies Bergères, Tante Mame se prenant pour la Casati à Venise, Tante Mame tentant la collectivisation de la terre en Russie, j’en passe, cela finit par ne plus être très surprenant, voire, cela devient même assez attendu. 

Néanmoins, l’humour de l’auteur fait passer à son lecteur un bon moment, et si les suites ne sont pas toujours une très bonne idée, refuse-t-on d’accorder son temps à ce personnage si délicieusement incorrigible ? 


«Jamais, jamais de ma vie ! s’exclama Tante Mame quand nous fûmes rentrés à la maison. Jamais je n’aurais pensé qu’il pouvait exister des gens comme Sari Mont d’Or !
- Cela prouve simplement le mal que peut faire un abonnement chez Berlitz.»

Patrick Dennis, de son vrai nom Edward Everett Tanner

2 commentaires :

  1. Toute la blogosphère je confirme, moi comprise. Tu te doutes que j'ai voulu acheter la suite... Mais j'attends désespérément le format poche. Le prix me sidère. Et quand je lis ta critique, je me dis que je peux bien attendre encore un peu :)

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    1. Fine réponse !
      Juste un mot : c'est bien le format poche qui vient de sortir chez j'ai lu ! J'ai mis les deux références :)

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