barre horizontale




14 mai 2013

L’exposition enchantée de Jacques Demy à la Cinémathèque française


Une «traversée du Demy-monde», voilà ce que propose la Cinémathèque Française, en partenariat avec  Ciné-Tamaris, et ce jusqu'au 4 août prochain.
L’affiche principale de l’exposition nous révèle en effet une Catherine Deneuve dans «Les Demoiselles de Rochefort» (1967) digne de Marylin Monroe dans «Les Hommes préfèrent les Blondes» (1953).
Le «Demy-monde» serait alors cet univers cinématographique truffé de références à d’autres œuvres, plastiques  et visuelles (photographie, dessin, peinture, sculpture, cinéma) mais aussi musicales, que l’exposition tente de révéler.

La scénographie constitue en elle-même un parcours coloré, musical et intriguant. Le visiteur traverse les différents univers de Demy dans un ordre chronologique, mais il s’avère vite que le parcours offre de multiples connections entre ces mondes : de la fenêtre du salon des «Parapluies de Cherbourg» (1964), on aperçoit l’expérience américaine de Jacques Demy avec «Model Shop» (1969). De la Galerie Lancien des «Demoiselles de Rochefort», on aperçoit encore le casino de «La Baie des Anges» (1963).

La promenade matérialise alors ce que Demy avait en tête pour échafauder son œuvre filmique : «Mon idée est de faire cinquante films qui seront tous liés les uns aux autres.»

 

  
Entre les nombreux extraits vidéos, on peut également observer costumes, esquisses et peintures qui auraient toutes inspirées Jacques Demy dans l’écriture de ces films : se mêlent alors des œuvres de Cocteau, de Raoul Dufy, d’Agnès Varda (la compagne de Jacques Demy) ou de David Hockney.
A cette richesse artistique s’ajoute une épaisseur historique et géographique : chaque film est replacé dans son contexte de production, et c’est là que le visiteur a alors toutes les clefs en mains. Une première pour ouvrir le monde merveilleux de Jacques Demy, celui que l’on connaît en arrivant à l’exposition avec les souvenirs de l’hélicoptère dans «Peau d’Âne» (1970), une deuxième pour voyager avec Anouk Aimé de «Lola» (1961) jusqu’à «Model Shop» à Los Angeles, et une troisième pour comprendre les implications politiques du réalisateur sur la guerre dans «Les Parapluies de Cherbourg», comme sur l’égalité homme-femme dans «L'événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune» (1973).



51 rue de Bercy
75012 PARIS

2 commentaires :

  1. dommage que je ne puisse profiter des ces expositions, celle-ci m'aurait bien attirée.
    bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. encore pour cette même raison que pour le ciné ? Quel dommage pour toi ;(
      En tout cas tu peux t'y promener un peu grâce au site internet et j'espère que ce petit billet t'en a donné une bonne image :)
      Bises !

      Supprimer