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27 juin 2013

Trash Cancan : interview de l'auteure, Caroline Guillot + concours

Caroline Guillot par elle-même
Après la chronique de l'ouvrage, voici l'interview de son auteure !

1- Lectrice de la première heure de « Trash Cancan », j’ai cette impression que tu y as pris toujours plus de goût, délaissant presque parfois « Des poules et des pois ». Est-ce que tu t’es effectivement prise davantage au jeu, le temps passant ?

Créé après mon premier blog «Des poules et des pois», «Trash Cancan» a effectivement pris de plus en plus de place. Comme je voulais qu’il reste vivant pendant l’écriture du livre, mon premier blog en a souffert. Maintenant que le travail est terminé, j’avoue avoir du mal à reprendre «Des poules et des pois». On ne se détache pas si facilement d’une année de recherches historiques intenses. C’est devenu une vraie drogue !


2- Du blog au papier, la question du format s’est-elle révélée primordiale ? La conception des pages change-t-elle beaucoup  de celle des posts ?

Le passage du blog au livre a été assez ardu. La rédaction et la mise en page d’une version papier imposent des règles strictes que le Chêne m’a aidée à comprendre et à appliquer. J’ai d’ailleurs aujourd’hui une manière d’écrire différente pour chaque support. Très rigoureuse pour le livre, je me permets plus de légèreté dans le blog, qui peut être retouché à tout moment. Le livre n’offre pas cette chance.


3- L’histoire est une passion française. On a beaucoup débattu, et cela continue, des qualités du bestseller « Métronome », écrit par le royaliste Lorànt Deutsch. Sur ton blog, certains ont parfois cherché la petite bête, d’autres réclamaient une rigueur toujours plus scientifique voire universitaire, alors que ta visée est clairement pédagogique et drôle, une vulgarisation de qualité. L’histoire, terrain miné ?

Non je ne le pense pas ! Avec le temps, «Trash Cancan» a réuni des lecteurs passionnés qui échangent avec humour mais exigent du sérieux dans les contenus. Vulgariser l’Histoire ne veut pas dire prendre les choses à la légère, bien au contraire ! J’aurais le sentiment de mal faire mon job si, pour avoir de meilleures tournures, je généralisais vaguement mon contenu et ne livrais à mes lecteurs que des anecdotes confuses ou douteuses. L’Histoire n’a pas besoin d’être améliorée ou amoindrie, elle est délicieuse comme elle est !


4- As-tu une formation d’historienne, justement, ou bien t’es-tu documentée ? Ton appartement ne s’est-il pas trop rempli d’archives poussiéreuses ou de reliques sanguinolentes ?

Je ne suis pas historienne mais possède, à ma plus grande joie, de très nombreux ouvrages historiques. Mon atelier déborde de livres et il y a toujours un opuscule d’anecdotes croustillantes dans mon sac à main.

 

5- Question Moyen-âge et gore, les romans de Jean Teulé ne sont pas avares de détails qui coupent l’appétit. Connais-tu l’auteur, apprécies-tu ses livres ? Y a-t-il, en dehors des travaux historiques, des romans ou des films qui t’ont inspirée, pour faire rire et pour inventer ces drôles de jeux qui animent le livre ?

Je connais très bien les ouvrages de Jean Teulé. J’ai surtout apprécié «Le Montespan», et «Je, François Villon» (dont l’adaptation BD par Critone est sublime). Les détails crus n’y manquent pas, qui rendent ses ouvrages très vivants. À part «Les sept vies de l’épervier» de Juillard et Cothias, qui est superbe dans la justesse des décors et des costumes, j’avoue ne pas suivre de près les BD et les films historiques, ayant peur de commettre des anachronismes.
Les seuls ouvrages dont je m’inspire, et uniquement pour leur ton humoristique, sont ceux des Monthy Python et de Gotlieb. Il faut instruire en s’amusant, comme disait Jules Verne... expliquer les choses avec le rire, il n’y a rien de mieux, non ?


6- Avec quels personnages historiques t’es-tu le plus amusée ?

Ils m’ont tous amusée et j’ai eu beaucoup de mal à en sélectionner 41 pour le livre. J’ai finalement choisi ceux qui ont le plus piqué ma curiosité ou m'ont émerveillée. Que ce soit la sanguinaire Frédégonde, qui tente de tuer sa fille, ou Berthe de Bourgogne, devant qui le peuple se débine parce qu’elle a été excommuniée, ou Charles 6 qui ne se lave que sous la menace de ses valets déguisés en diable, ou encore les Bourbons, qui sont dans la majorité de gros pervers influencés par un féroce appétit de chair, ils sont tous fascinants !


7- Un autre ouvrage est-il possible, sur un registre comique - ou pas ? Te verrais-tu consacrer un livre entier à un personnage, comme l’ont fait Catel et Bocquet avec «Olympe de Gouges», par exemple ?

L’Histoire est une corne d’abondance qui déborde d’aventures à raconter. J’espère que ce livre sera le premier d’une longue série. Écrire sur un seul personnage ? Pourquoi pas ? Mais ce serait probablement dans un format différent de celui de «Trash Cancan». Je suis d’ailleurs entrain de retracer, en aquarelle et en couleur, quelques coulisses friponnes de Versailles. Mais rassurez-vous le ton ne change pas, lui !


8- L’équation « scénario + dessin » seule, c’est l’esclavage ou la liberté ?

La liberté ! Même si c’est un énorme travail qui demande beaucoup de temps, je trouve beaucoup plus jouissif de traiter un sujet dans sa totalité.


9- A t’offrir, des roses ou des lilas ?

Du beau lilas blanc.
 
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