barre horizontale




18 juillet 2013

Avanti ! Un film d'amour et d'Italie, parfait pour l'été ☼

On a déjà parlé ici d'une réédition d'un film méconnu de Billy Wilder (« Embrasse-moi idiot », 1964), expérience que l'on va immédiatement réitérer avec « Avanti ! », sorti initialement en salles en 1972. Il est tiré d’un texte de Samuel Taylor, comme pour « Sabrina » (1954).

Quelque part entre « Guêpier pour trois abeilles » (Joseph L. Mankiewicz, 1966) et « To Rome with Love » (Woody Allen, 2012), le film évoque le pouvoir de l'Italie sur les Américains et permet à Wilder de délivrer avec sa célèbre ironie -teintée de tristesse et parfois d’une légère pointe de cynisme- un message clairement épicurien, voire, hédoniste.

Le synopsis ? Wendell Armbruster III (Jack Lemmon) est un Américain à l’aéroport, en ridicule tenue de golf. Il est triste et perdu, son père vient de décéder en Italie et il doit prendre l’avion ainsi attifé pour rapatrier le corps. Cela ne fait guère sérieux, étant l’héritier respectable d’une grande entreprise!

Wendell se morfond et finit par quémander un échange de vêtements à un petit homme aux allures de comptable. Évidemment, leurs papiers d’identité restent dans leurs vestes respectives : premier quiproquo à la douane à l’arrivée et premiers rires du spectateur !


Le film, très vaudeville, est à l’image de cette introduction : Wendell se croit ensuite suivi par une jeune femme, alors que c’est la fille de la femme morte dans le même accident de voiture que son père. Elle se rend, forcément, dans la même île perdue que lui, pour accomplir les mêmes formalités… Celle-ci, Pamela Piggott (Juliet Mills) a un avantage sur notre héros pour gérer la situation. Elle sait ce que le respectable patriarche, ce que l'homme d'affaires américain faisait sur l’île italienne d’Ischia chaque été : il trompait sa femme avec enthousiasme. Au fur et à mesure que le fils découvre le mode de vie italien de son père, d’autres horizons s’ouvrent à lui…

Je vous conseille vraiment « Avanti ! » car on passe un excellent moment. Comme dans « Embrasse-moi idiot », n’espérez pas cependant pas que la morale soit sauve. Car Billy Wilder n’en a que faire, et c’est tout à fait réjouissant.



Sachez-le : Wilder aurait préféré que le fils découvre l'homosexualité cachée de son père. Il dût se contenter de l'adultère...

«Avanti !» de Billy Wilder, avec Jack Lemmon, Juliet Mills et Clive Revill - DVD Filmedia 2013

2 commentaires :

  1. Voilà un autre chef d'oeuvre de Billy Wilder que j'ai vu au moins 5 ou 6 fois. Miss Piggott et Armbruster Wendell sont irrésistibles. http://dasola.canalblog.com/archives/2007/09/28/6247346.html C'est un film qui donne "la pêche". Bonne journée.

    RépondreSupprimer
  2. ta d loi du cine23 août 2013 à 11:47

    Vu plusieurs fois (avec autant d'enthousiasme - attendri) en DVD... et certainement à revoir encore.

    RépondreSupprimer