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16 septembre 2013

Une chanson pour ma mère : veillée funèbre délirante dans les Ardennes


Dans les Ardennes, une réunion de famille improbable (la famille, la réunion), se prépare sous la forme d’un adieu à la matriarche du clan.
Bien que fort dissemblables, les enfants de la vieille dame se retrouvent bon gré mal gré embarqués tous ensemble dans une aventure rocambolesque : le kidnapping de Dave, chanteur adulé de la mère, qui se trouve donc pris en otage par cette famille qui rêve de faire tomber quelques paillettes disco sur une fin de vie grisâtre.
 
Pour une fois, c’est une comédie qui ne se déroule pas entre le 16ème et Deauville. C’est une famille rurale, avec un prêtre ayant fait vœu de silence, un agriculteur et une femme de croque-mort. Dave, dans son propre rôle, joue l’autodérision à fond, pour  un chanteur qui fut ultra-adulé, et que l’on promène de maisons de retraite en salles de foyers ruraux pour crânes dégarnis.

Alors, évidemment, il y a deux façons de regarder ce film. Soit on boude ce scénario qui ne vend pas de rêve hollywoodien, ne présente aucune bombe au générique ni aucune bagnole hors de prix et présente en guest-star un has-been assumé. Soit on se marre à la belge avec le réalisateur, grâce au talent des comédiens, Patrick Timist, Fabrizio Rongione, Sylvie Testud, Guy Lecluyse et la vitalité ironique de Dave.
J’avais raté le film en salles. Boudé autant par la critique qui avait trouvé le long-métrage incongru, que par le public qui n’y avait visiblement pas vu de grand intérêt, il n’était pas resté sur les écrans des salles obscures. Je me suis rattrapée le mois-dernier, lors de sa sortie en VOD.
 

Les ravisseurs à la tarte.


Et, franchement, entre rires et larmes, « Une chanson pour ma mère » est un film attachant, avec des gags vraiment originaux et, oui - incongrus. Tant mieux.

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