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15 novembre 2013

Participez à la séance très spéciale de John Harwood... Frissons délicats garantis !


Peu de temps avant Halloween, chez Pocket a paru « La séance » de John Harwood.
Inutile de le cacher : un de mes libraires préférés, l’Esperluète à Chartres, avait placé le livre en évidence sur sa belle table de nouveautés, et pan, oui c’est la couverture travaillée qui m’a évidemment tapé dans l’œil.
 
Restait à voir, ou plutôt à lire…

John Harwood fait comme feu son papa : il écrit. À la différence de son père, il ne s’est pas tourné vers la poésie mais vers la prose, versant horrifique, d’abord avec « Ghost Writer » (non traduit).
« La séance » a suivi le traditionnel parcours : succès du texte en Australie, traduction en grand format ailleurs, et enfin, sortie en poche – en l’occurrence chez Pocket.
Je ne fais pas durer davantage le suspense et je dévoile de quoi il est essentiellement question dans ce roman : de spiritisme, cet engouement incroyable à vouloir communiquer à toute force avec les morts, ou plutôt avec leur esprit.
 
 
C’est véritablement à un exercice de style que s’est livré John Harwood en écrivant à la manière victorienne une histoire de château-hanté-dans-la-brume (le manoir de Wraxford Hall), d’héroïnes tristes (la mère de Constance, Constance elle-même, Eleanor etc), et d’inquiétants personnages (le propriétaire du manoir au début du livre : Cornélius, alchimiste, son terrible neveu Magnus).
 
À la toute fin du XIXème siècle, Constance est une jeune fille perturbée. Elle tente de réconforter une mère abrutie par le deuil de son autre fille, insensible à la vie de celle qui lui reste. Constance finit par se demander si elle ne serait donc pas de ces enfants trouvés, comme ceux de l’orphelinat près de chez elle. Son père ne se soucie pas plus de son existence et finit même par abandonner pour de bon le domicile conjugal afin de pouvoir terminer ses recherches universitaires. Constance peut alors emmener sa mère à des séances de spiritisme…
 
Je dois avouer que le début du livre ne m’a pas emballée. J’ai failli abandonner autour d’une centaine de pages lues, me demandant s’il allait ou non se passer quelque chose, et guère enthousiasmée par le style. Il faut dire que je suis habituée aux « vrais » romans victoriens, comme ceux de Wilkie Collins. J’ai l’habitude que le style soit aussi « ancien » que le mobilier dont il est question, truffé d’exagérations et autres hyperboles sentimentales et cauchemardesques. J’ai pourtant fini par m’abstraire de cette écriture moderne et réussi à me replonger dans l’histoire pour ne cette fois pas en perdre le fil, me laisser emporter par l’intrigue à tel point que je n’en ai compris que tardivement les clés, alors que d’autres lecteurs ont semble-t-il bien avant moi deviné certains des secrets de Wraxford Hall. Mais je crois qu'aucun n'a pu prévoir les dernières péripéties !

J’espère qu’ « Asylum », le troisième texte du romancier, sera traduit prochainement !

4 commentaires :

  1. Ca donne envie. Je me vois bien lire ce livre au coin du feu pendant les vacances de Noel ! (dans mes rêves le coin du feu parce que souvent dans le sud on passe les fêtes en t-shirt sous la véranda ;-) )

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    1. Très drôle ! Ce n'est pas le livre de l'année mais c'est une très bonne distraction :)

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  2. Eh bien moi, ce livre ne m'avait pas emballée du tout, j'avais trouvé les personnages bien creux...

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    1. Ah, finalement moi ce n'est pas le reproche que je fais au livre comme tu as lu ;)

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