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29 janvier 2014

Blue Jasmine, quand San Francisco s'embrume...

Succès du dernier Woody Allen : Blue Jasmine faisait il y a quelques mois un carton en France, alors que la presse se délectait à nouveau des turpitudes du Maître dans sa vie privée (Mia Farrow laisait entendre au Vanity Fair américain que leur fils Ronan serait en fait celui de Sinatra).
 
Avec ce film, le cinéaste délaisse son tour d'Europe récemment passé par Rome pour reprendre le fil de ses saynètes américaines...


Où êtes vous, dîners, galas chics, réceptions précieuses ? Comme d'un songe, Jasmine s'est réveillée sans appartement de grand luxe, sans villa fastueuse où passer un WE reposant de futiles mondanités... Son mari a perdu son argent, leur argent. Il s'est tué. Ce n'était pas un homme d'affaires, c'était un escroc d'envergure nationale... Yasmine reprend donc ses esprits dans un monde sans amortisseurs pour ses émotions - mis à part les antidépresseurs.

Fin d'un long mariage d'argent et d'apparences, d'apparences auxquelles elle tenait plus qu'à tout autre chose. Il faut faire sans statut désormais, et l'ex femme de new-yorkaise rejoint alors à San Francisco Ginger, sa sœur. Il n'y a jamais eu de transformation en carrosse de sa citrouille pour Ginger, qui accueille pourtant aussi chaleureusement que possible cette sœur qui a longtemps eu honte d'elle, parent pauvre et ignorante des bonnes manières.
 
Choc des habitus, des habitudes, Cate Blanchett joue la grande bourgeoise jetée au bas de l'échelle sociale par les excès d'un monde par trop enivré de lui-même et de ses privilèges.


Rattrapée par la basse réalité matérielle de l'existence, Jasmine la socialite doit accepter un emploi de secrétaire médicale, prendre des cours du soir en informatique, cohabiter avec l'amant malpoli de Ginger.
C'est alors qu'accrochée comme à une bouée de sauvetage à son dernier Kelly, Jasmine rencontre un homme charmant, désireux de se lancer en politique...

Si vous n'avez pas vu «Blue Jasmine» en salle, la sortie du DVD vous réconciliera avec un Woody Allen complètement sarcastique, qui vous a peut-être manqué.

 «Blue Jasmine», un film de Woody Allen avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Peter Sarsgaard, Sally Hawkins - DVD TF1 Video 2014

7 commentaires :

  1. Cate Blanchett est extraordinaire dans ce film. Je l'ai redécouverte avec plaisir !

    Selon moi, Woody Allen ré-explore à sa manière (plus sarcastique, plus légère aussi) Un Tramway nommé désir, de Tennessee Williams, et son adaptation par Elia Kazan. Tout y est, pratiquement !
    C'est d'ailleurs étonnant que presque personne n'ait fait la comparaison...et que Woody Allen ne se soit pas réclamé de cet "héritage" (enfin, pas à ma connaissance)...

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    1. Merci Léa, tes commentaires sont tjs très intéressants et constructifs. Je vais revoir Un tramway..., cela fait trop longtps !

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    2. Oui, revois-le, ne serait-ce que pour Marlon Brando à 27 ans pffiouuu ah la la la la la la ;)
      Mis à part ça, un de mes films préférés parlant des rapports hommes/femmes.

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  2. je l'ai vu et j'ai ete decue... les précédents de Woody Allen étaient plus réussis selon moi

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    1. Ah tu préférais les déambulations nocturnes dans le Paris des années 20 ou la Rome éternelle ? Ce n'est pas le même style, mais cela me semble davantage être du pur Woody ce film là ! Question de goût de toute façon :) J'aime les deux facettes !

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  3. Je compte bien trouver le temps pour le voir. Et j'adore Cate Blanchett !

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