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26 février 2014

Putain d'amour, c'est bon d'avoir mal


De l’amour courtois à l’amour transi des romantiques, de Racine aux romans à l’eau de rose, une passion se déclare, se déclame dans son siècle. L’amour, chantait Gainsbourg, reste encore et éternellement, « un truc à pas dépasser la dose ».

Et aujourd’hui ? Le Livre de poche, sous un titre accrocheur, voire un tantinet racoleur, il faut le dire, nous propose une petite immersion dans des textes et des visuels qui disent l’amour, le désir au temps du sexto.
L’amour y est chanté par des troubadours comme Oxmo Puccino et les traditionnels cupidons sont remplacés par les créations originales de graphistes contemporains à l’instar de Tashi Bharucha ou Pablo Cots (sauf sur la couv, on le regrette un peu). 
 
Live tweet de l’attente d’une ex invitée à dîner, rapports improbables sous de lointaines latitudes, regrets et bonnes résolutions, en dessins et textes, chansons, et même sketch, il y a là une intéressante diversité des formes que respectent graphisme et mise en page de l’éditeur. L’objet, d'ailleurs, pour un poche, est un petit beau livre, avec un format légèrement intermédiaire, façon de dire que ce titre-là n’est pas comme les autres. Mais, mais, mais…
 
Au fond, il ne faut pas croire que les choses changent : des thèmes éternels sont au cœur de ces textes, de ces images : l’amour qui naît, la désillusion. L’amour qui fuit, la nostalgie. L’amour et la haine. L’amour et le sexe. Le sexe et puis c’est tout. Le couple. La possibilité du couple, l’impossibilité du couple, le refus du couple.
 
Pour ma part, ma contribution préférée est celle du Pédé de «C’est la gêne», ce site avec lequel j’ai vécu une belle histoire (qui s’est mal terminée, comme toutes les histoires d’amour qui vous le savez finissent mal - plus de mises à jour...). Cette histoire m’a émue, elle m’a remuée, elle touche vraiment juste. C’est une déclaration d’amour superbe.

Ce recueil, c'est le changement dans la continuité, comme on dit.

3 commentaires :

  1. Même si le sujet est intemporel, universel, a-t-on réellement réussi à trouver de nouvelles idées sur le sujet à notre époque ? De nouvelles approches au moins ? Si c'est le cas, je me laisserais bien tenter, par contre, si c'est pour retomber toujours dans les mêmes poncifs...

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  2. Tiens, c'est amusant, le live-tweet de l'attente. Et j'aime aussi le titre, violent comme peuvent l'être ces histoires qui nous remuent jusqu'à l'os. Je note le titre !

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    1. Et d'écrire cet article m'a permis de tomber sur le nouveau blog du Pédé de C'est la gêne : http://fermetongueule.tumblr.com/

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