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18 mars 2014

Suite de la Guerre des Lulus ! Hans, 1915

Le centenaire de la Grande Guerre donne lieu à une abondante production éditoriale, vous l’avez tous remarqué. Parmi cette abondance littéraire (pas moins de 126 nouveautés et rééditions sur le seul second semestre 2013), on remarque un intérêt prononcé pour des thématiques spécifiques : les femmes et la guerre, les rapports sociaux, la publicité et la propagande etc.
Nous sommes nombreux à noter la récurrence des fictions en marge du conflit pris dans son horreur : en bref, beaucoup de romans et essais prennent pour objet l’arrière, et/ou les marges, et non plus avant tout la boue des tranchées. Il faut dire que beaucoup a été dit, et sans doute les plus grands récits déjà écrits. En plus, une fois encore centenaire étant, certaines figures sont redécouvertes, des classiques comme des plus figures plus controversées (Ernest Jünger notamment).

Alors les écrivains contemporains s’intéressent à l’immédiat après-guerre (par exemple, récemment sur le blog je vous ai parlé de l’excellente « Veuve noire » de Michel Quint, mais va aussi paraître chez Calmann-Lévy « 1, rue des Petits-Pas » de Nathalie Hug qui se passe dans la Lorraine de 1918-1919, évidemment le dernier Jean-Christophe Rufin, « Le collier rouge », et j’en passe !).

Tout cela n’est sans doute pas sans rapport avec la mort du dernier Poilu il y a plusieurs années : il faut parler à la France de 2014, qui ne connaît plus de témoin vivant du premier conflit mondial.
Aussi, dans cette veine romanesque centrée sur la guerre en la regardant de côté, une série BD fait mouche : « La guerre des Lulus ». J’avais évoqué ici le premier tome de cette saga, et je poursuis avec le deuxième, tout à fait réussi.
14-18, avec les Lulus, c’est la guerre vue par les enfants, des enfants non seulement orphelins mais aussi perdus une seconde fois, puisque Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig ratent l’évacuation en urgence de leur orphelinat. Contraints de subsister dans la forêt, ils s’organisent avec malice.
Dans ce deuxième tome, les Lulus se débrouillent étonnement bien, Luce fête même son anniversaire, et, comble de l’histoire, c’est un soldat allemand, Hans, qui donne son nom à l’album.
 
© Hautière & Hardoc, Casterman BD

Yspaddaden l’a déjà dit dans sa critique : les aventures des Lulus sont quelque peu irréalistes, bien sûr. Mais c’est ce que je soulignais l'année dernière dans ma note sur le premier tome, cela permet de faire découvrir cette guerre aux enfants. Le personnage de Hans, et son destin, apportent une complexité bienvenue, qui nuance les gentilles aventures des enfants atteignant l’adolescence...

Ne reste donc plus, à nouveau, qu’à attendre le prochain opus, 1916 !

2 commentaires :

  1. Réponses
    1. Sinon, je sens le super coffret collector lorsque les 4 tomes seront sortis ;)

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