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28 avril 2014

La promesse : Zweig version Harlequin

Patrice Leconte a récemment expliqué à l’AFP, à l'occasion de la sortie de son dernier film : «  Je suis très curieux de nature et j'ai tout à fait conscience que la liberté que je me donne est limite incohérente ». Cette affirmation est malheureusement entièrement corroborée par la sortie de « La promesse », long-métrage adapté de la nouvelle « Le voyage dans le passé » de Stefan Zweig.


Dans l'Allemagne de 1912, un jeune homme (Richard Madden) se voit proposer un emploi de secrétaire particulier auprès d’un riche industriel, vieux et malade (Alan Rickman). Cerise sur le gâteau de la promotion sociale, rapidement il est invité à venir séjourner durablement dans la maison même du patron, et à partager sa vie de famille. La femme de l’homme d’affaires (incarnée par Rebecca Hall) pourrait être la fille du maître des lieux, et le désir vient rapidement tisser des liens inavouables entre l’employé et la femme de. La tentation est forte, pourtant ils n’y cèdent pas.
 
Dans la nouvelle de Zweig, le récit, mélancolique, romantique et nostalgique est subtil lorsqu’il pose les questions de la persistance de l’amour et du désir. En effet, envoyé au Mexique pour y défendre les intérêts de la firme, le jeune homme s’y retrouve piégé par le premier conflit mondial qui le prive de nouvelles de la femme aimée et qui l’empêche d’en donner.
Lorsque la guerre se termine enfin, qu’espérer de la promesse de se donner l’un à l’autre ?


Je ne voudrais pas trop développer l’intrigue pour ceux qui trouveront le courage de se déplacer dans une salle obscure, et j’éviterai donc toute explication qui dévoilerait les libertés que prend le réalisateur avec la nouvelle. Néanmoins ceux-ci sont tels que le sens même du texte du célèbre romancier en est changé.
 
L’adaptation aurait pu être infidèle et passionnante, mais elle est infidèle et ennuyeuse. Je vous conseille de passer votre tour.

« La promesse », un film de Patrice Leconte avec Rebecca Hall, Alan Rickman, Richard Madden  - actuellement en salles

27 avril 2014

Le chant d’Achille : une réécriture flamboyante

Rien d’étonnant à ce que Madeline Miller, aussi brillante qu’elle soit, ait mis dix ans à écrire son «Chant d’Achille». La guerre de Troie est censée avoir duré une décennie, et son roman inspiré par les chants de l’Iliade consacrés à Achille et Patrocle nécessitait sans doute une aussi longue période de gestation créatrice.
Avec l’auteure, nous retournons à l’âge héroïque des personnages mythologiques de l’Iliade. Dans ce passé mythique, le merveilleux tient une place prépondérante : non seulement les hommes et les dieux se mêlent, se côtoient, s’aiment et se déchirent, mais surtout dieux et même divinités mineures manipulent les mortels pour servir leurs causes et intérêts, ici dans le conflit qui oppose les Grecs aux Troyens.
Dans ce tourbillon de passions, Madeline Miller isole l’histoire d’amour qui unit Achille et Patrocle. Bien qu’il reste quelques voix dissonantes pour la contester, la majorité des hellénistes s’accorde sur son évidence.
 

graphisme © vivelaroseetlelilas

On assiste donc à la rencontre entre Patrocle et Achille lorsque le premier, fils de Ménoetios, est exilé à la cour du roi Pélée après avoir tué un camarade. Cette punition se transforme en joie puisqu’il devient rapidement l’ami d’Achille. Ils vivent un court bonheur sans nuages lorsqu’ils bénéficient de l’enseignement du centaure Chiron, à l’abri du monde. Par la voix de Patrocle, une narration à la première personne qui n’a donc aucun rapport avec celle d’Homère, le lecteur est ainsi guidé dans l’épopée de façon originale.

«Toujours plus hardi que moi, Achille enlaça le centaure et passa ses bras autour de lui à l’endroit où son flanc de cheval cédait la place à la chair humaine. Le messager qui attendait un peu en retrait s’agita, mal à l’aise.
-Achille, dit Chiron. Te souviens-tu du jour où je t’ai demandé ce que tu ferais quand les hommes voudraient que tu te battes ?
-Oui, répondit Achille.
-Tu devrais réfléchir à ta réponse.
Un frisson me parcourut, mais je n’eus pas le loisir d’approfondir davantage

Madeline Miller s’inspire évidemment d’un texte d’une immense puissance, mais elle-même écrit un roman haletant : comme Patrocle, le lecteur tombe amoureux d’Achille, vit avec angoisse chaque péripétie terrible alors même qu’il en connaît le dénouement. Il y a pour le lecteur une sorte de vertige dans son identification au narrateur, à Patrocle : ce dernier connaît les prophéties concernant Achille, Aristos Achaion, le meilleur des Achéens, comme le lecteur connaît les circonstances dans lesquels les héros vont trouver la mort, et, cependant, jusqu’au bout, le suspens demeure.

Le récit épique de l'Américaine est une réécriture qui ne pourra laisser indifférent : le passage d’une forme classique à une forme moderne prend le risque de la vulgarisation, auquel on peut être opposé par principe - ce qui n’est pas mon cas.
Personnellement, j’ai été particulièrement émue par «Le chant d’Achille». L'épopée de Madeline Miller respecte le texte d’Homère, même si toute adaptation comporte sa part nécessaire de «trahison» : certes, l’auteure fait par exemple de Thétis une mère bien plus dure que celle de l’Iliade, méprisant la douleur de son fils lors de la mort de Patrocle, alors que dans le texte d’Homère, elle promet de veiller sur sa dépouille. Cependant, Madeline Miller a expliqué en interview qu’il était facile d’extrapoler cette haine : ce n’est pas Patrocle que Thétis rejette, c’est son humanité, par ailleurs, la romancière rappelle que la jalousie des dieux est sans limites. Il n’était pas incohérent d’altérer de cette façon le caractère de la Néréide.

Bref, Madeline Miller aurait raison de toutes vos objections. Je vous conseille son livre, à découvrir comme un commentaire d’Homère, comme une introduction à l’Iliade, ou simplement comme le passionnant roman qu’il est avant tout.

«Le chant d’Achille» de Madeline Miller - Rue fromentin 2014

Sur le blog, vous pouvez retrouver ici une autre réécriture inspirée par la mythologie grecque.

21 avril 2014

Imogene : un acrostiche pour la sortie en DVD

Imaginez une jeune femme new-yorkaise, qui a eu de l’avenir, mais qui en manque drôlement au moment où débute le film.
Malgré l’obtention d’une bourse prestigieuse, Imogene n’a jamais écrit la pièce qui devait lancer sa carrière.
Originaire du New Yersey, c’est là qu’elle est renvoyée après l’échec de trop, qui fait déborder la coupe de champagne au goût déjà amer. «Young adult» avec Charlize Theron n’est pas loin.
Galvanisée par sa rencontre avec un flic étrange, la mère de l’héroïne héberge ce samouraï bizarre. Sa fille y voit une preuve de plus de l'incongruité de sa génitrice qui l’a toujours agacée.
Emue par ses retrouvailles avec son frère décalé, toujours enfermé dans sa bulle anxiogène, Imogene veut néanmoins repartir immédiatement et reconquérir la Grosse Pomme.
New-York voudra-t-elle d’elle à nouveau ? Un musicien ringard, jeune locataire imprévu de la maisonnée, pourra-t-il l’y aider ?
Et l’on découvrira quel jeu des apparences est le plus trompeur... Si cette comédie peut être prévisible, elle est néanmoins une agréable synthèse des influences Sundance et Apatow. Quelques accents de désespoir générationnel rappellent le terrible «Dark horse», atténués par une morale optimiste, voire gentillette.
 

 «Imogene», un fim de Shari Springer Berman et Robert Pulcini avec Kristen Wiig, Annette Bening, Matt Dillon et Darren Criss - DVD Zylo 2014

15 avril 2014

Paris 14-18 : la saisissante guerre au quotidien vue par Charles Lansiaux

J’aurais pu évoquer ici le grand spectacle de «Cartier : le style et l’histoire», qui présentait des pièces sublimes mais qui m’a agacée en proposant un appareil non pas critique mais publicitaire, l’exposition «1925, quand l'Art déco séduit le monde», mais non, ces expositions ont bénéficié d’une très large presse et elles ne m’ont pas convaincue. Toutefois, une visite récente méritait vraiment un billet : «Paris 14-18 : la guerre au quotidien», car au chapitre du centenaire de la Grande Guerre, cette exposition originale vaut vraiment la visite.


«Paris 14-18 : la guerre au quotidien» présente au visiteur de la Galerie des Bibliothèques les photographies de Charles Lansiaux. Lorsque la Grande guerre commence, Charles Lansiaux, photographe, a soixante ans. Il n’est pas mobilisable, on l’imagine un peu désoeuvré, en fin de carrière, sans sa vie de famille habituelle, dans une ville désertée par ses habitants puis réinvestie, on l’imagine se promener dans Paris et saisir la brutalité de l’instant en immortalisant les symboles du conflit, les gens, les choses, l’abondance de l’été 14 et le rationnement des étés suivants.
Car ce sont bien des photographies de tous les jours que montre l’exposition. Quelque chose de profondément étrange étreint le visiteur lorsqu’on regarde les tirages : d’abord, Paris a si peu changé par endroits, cela pourrait être hier, demain. Cette familiarité que l’on ressent est déconcertante. Ensuite, ce sont à la fois des témoignages de «l’arrière», et à la fois de la guerre même, comme ces devantures de magasins barrées d’immenses inscriptions affirmant la nationalité des propriétaires, et surtout, s’ils ne sont pas Français, qu’ils ont bien un ou plusieurs fils au front.

C. Lansiaux/BHVP/Roger-Viollet
 
L’exposition réussit une synthèse passionnante entre un accrochage thématique et une progression chronologique, ainsi j’ai eu le sentiment que le regard du photographe changeait, j’ai cru sentir qu’il perdait son humour - ou que ce dernier devenait noir, désespéré. Il faut dire aussi que Charles Lansiaux a légendé ses photographies, et ses commentaires sont aussi précieux pour la compréhension de l’image que pour celle de son ressenti.

Pour les Parisiens, n’hésitez pas, pour les autres, le catalogue est disponible : «Paris 14-18 : la guerre au quotidien, Photographies de Charles Lansiaux» est édité par Paris Bibliothèques et diffusé par Actes Sud.

«Paris 14-18 : la guerre au quotidien» - jusqu’au 15 juin 2014
Galerie des Bibliothèques
22 rue Malher
75004 PARIS

10 avril 2014

Alessandro Baricco dépeint la ferveur adolescente, entre sexe & transcendance


Souvent, quand on ne connaît pas un écrivain, l’attitude logique est d’aller vers son best-seller et puis de lire ses autres livres – éventuellement, si on a aimé. Avec Alessandro Baricco, j’ai dérogé à cette habitude qui est aussi la mienne et alors que l’intrigue de « Soie » me tentait a priori bien davantage que celle de son dernier livre, c’est pourtant par celui-ci que j’ai abordé l’auteur.

Les critiques lors de sa sortie en grand format chez Gallimard m’avaient intéressée, mais il est impossible d’acheter ou d’emprunter tous les livres tentants d’une rentrée littéraire. Bref, lorsque j’ai aperçu la couverture en Folio, j’ai réalisé que mon intérêt pour ce petit livre était intact – et je l’ai lu.
Le mot qui m’est venu tout de suite est celui qui a été également utilisé par nombre de critiques : troublant. 

Pour commencer, il faut prendre le risque d’un tel titre : « Emmaüs ». Je crois que c’est ce qui m’a beaucoup intriguée. Lorsqu’on appelle une petite fille Fleur, il vaut mieux qu’elle soit ravissante.
Lorsqu’on donne un nom aussi chargé à un livre, lorsqu’on fait allusion à un passage de la Bible pour raconter sa petite histoire d’écrivain, le résultat doit être à la hauteur. Et c’est le cas, l’auteur n’a même pas à forcer l’admiration, le récit est implacablement bien mené – et implacable tout court.
 
Voilà quatre jeunes gens, des catholiques de la bourgeoisie italienne voire des ultras (l’un d’eux est surnommé le Saint…) qui sont fascinés par une jeune fille – la même, bien entendu. Elle est belle, riche. Andre est trop belle et trop riche, et eux sont perpétuellement coupables. Culpabilisés par leur éducation stricte et religieuse, par la morale catholique. Terriblement sérieux, obsédés par leur foi. Andre, c’est la liberté : «Cela lui est égal de se faire photographier, cela lui est égal qu'un jour ce soient les pères, le lendemain les fils, tout semble lui être égal. Chaque matin, de nouveau, elle n'appartient à personne
C’est la transgression incarnée : une sorcière, en somme, attirée par l’abîme et qui les y attire. Une tentatrice biblique, qui participe de l'aspect mythique du livre : l'absence de véritables repères chronologiques et temporels renforce sa dimension intemporelle.
L'adolescence est toujours, par certains aspects du moins, tragique.

Sans trop en dire, je ne saurais donc que conseiller ces 170 pages… avant d’ouvrir « Soie ».

7 avril 2014

Hubert Ballay : une des plus belles histoires d’amour de Barbara

Dire que la couverture de ce livre, et son titre bien évidemment n’ont pas été pour beaucoup dans le choix de cette lecture serait mentir. Cette chanson de Barbara, cette photo d’elle attire logiquement tout passionné de la longue dame brune.

Si l’ouvrage d’ailleurs ne lui est pas entièrement consacré - après tout, il s’agit des mémoires d’Hubert Ballay, pas d’une énième biographie de la chanteuse de l’Écluse, les fans de Barbara y trouveront tout de même du grain à moudre. Parce qu’Hubert Ballay, c’est lui, l’homme au retour attendu, que Barbara met en garde : tout le temps perdu ne se rattrape plus…

Hubert Ballay, né en 1928, est un personnage. Je ne le connaissais qu'au prisme de son histoire d’amour avec la chanteuse, mais lui-même mérite qu'on s’arrête sur son parcours atypique.
 
Je dis un personnage parce qu’a peine pubère, Ballay était résistant, parce qu’à peine diplômé, déjà envoyé en Afrique de Niamey à Dakar, il fait le lien entre les hauts responsables africains (et parfois futurs chefs d’État - ou de guerre) et l’entourage de De Gaulle.
Il contribue à l’élaboration des législations de sécurité sociale en Afrique, essentiellement en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs cet attachement pour ses missions en Afrique qui sera une des causes de rupture avec la chanteuse, viscéralement parisienne.

Hubert Ballay n’entre pourtant pas dans la seule case des diplomates, il ne restera pas sa vie entière au service de la Françafrique, terme dont il débat dans ses mémoires, mais dont on usera ici simplement pour donner une idée de son action. Il devient directeur général chez Barclay, écrit pour de nombreux artistes, regrette à jamais de n’avoir pas tenu plus fermement entre ses bras la future Jackie Kennedy, créé un dessin animé écolo avant l’heure, «Wattoo Wattoo».

C’est pourquoi le lecteur ne s’ennuie pas une seconde à la lecture de ces mémoires recueillis par Alain le Meur alors qu’Hubert Ballay savait ses heures comptées (et il ne s’est guère trompé, une fois de plus, puisque le livre est paru peu de temps après son décès).
Pourtant, parfois, la gentillesse de l'homme, ses engagements humanitaires dont il ne se vante guère disparaissent derrière Hubert Bonisseur de La Bath. Lui-même réalise avec humour à quel point il devait ressembler à OSS 117. Nous n’avons aucun mal à le croire, ce coureur de jupons affirmant des choses telles que : «les femmes dignes de ce nom sont ravies d’être ravies à elles-mêmes par un homme, d’être emportées, débordées, subjuguées par lui.» Il a d’ailleurs quantité de maîtresses.

Les mémoires sont un exercice particulier : on se jette en pâture à l’autre. Alors, l’un trouvera qu’Hubert Ballay était à sa place en 68 derrière Malraux, d’autres lecteurs en concevront une déception, car l’autobiographie est un genre qui laisse l’autre juger, rétrospectivement, comme bon lui semble...
Personnellement, je retiendrai de ce drôle d’homme, justement, un bonheur de vivre et une grande générosité. Et, sans doute, le farceur qu’il fut : lisez ce livre rien que pour le canular qu’il créa autour d’un adagio qu’il composa lui-même, une blague qui doit encore faire rire de vieux camarades.

«Dis, quand reviendras-tu ?» de Hubert Ballay & Alain Le Meur - Éditions de l’Archipel 2014

© Photo archives OSIBO

1 avril 2014

Violette, un film lettré, féministe et passionnant !

Violette Leduc : intransigeante, amoureuse, passionnée. Triste, possessive, seule – et malheureuse. Malgré tout : opiniâtre. Parfois : jalouse. Pour toujours : une bâtarde, à qui sa mère n’a jamais tenu la main.
Simone de Beauvoir : brillante, indépendante, respectée, reconnue, fière. Parfois : hautaine, distante, méfiante. Pourtant : troublée par Violette, touchée par son talent et se faisant son mécène secret.
 
 
Diable, que ces deux femmes sont magnifiquement incarnées dans le film de Martin Provost… Après Séraphine de Senlis, c’est à Violette Leduc que le cinéaste consacre le deuxième volet que de ce qui devrait constituer un triptyque en l’honneur de femmes exceptionnelles, et peu reconnues. L’art brut de Séraphine, l’écriture érotique de Violette, on se demande à qui et à quelle œuvre sera consacré le dernier pan du projet de Martin Provost. La concurrence est rude : les femmes artistes mal-aimées sont légion…

« Simone de Beauvoir était un écrivain féministe, Violette livrait son expérience », résume René de Cecatty, auteur d'un ouvrage consacré à l'écrivaine et coscénariste du film.
Il est vrai que Violette pratique l’autofiction, elle n’écrit jamais que sur elle, elle-même et encore elle, sur sa mère, ses amours, son malheur de vivre, le marché noir qu’elle a pratiqué… Emmanuelle Devos campe ce personnage en s’enlaidissant un peu, blonde toute en formes se heurtant à la grande, froide, brune et hiératique Simone, rôle interprété à merveille par Sandrine Kiberlain. Les deux actrices jouent vraiment leurs personnages, le contraire eut été horripilant pour un tel bipioc – mais on les remercie quand même. Jacques Bonnaffé est saisissant aussi en Genet, double masculin de Violette...

© TS Productions / Photographe : Michael Crotto
 
Grâce à ce film, on a reparlé de Violette Leduc : à l'occasion de la sortie du long-métrage, Gallimard a réédité quatre de ses ouvrages : « La bâtarde », « Thérèse et Isabelle », « L'affamée » et « Ravages ». Après cette belle introduction cinématographique, écoutons Simone de Beauvoir et relisons Violette Leduc !

« Violette », un film de Martin Provost avec Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Catherine Hiegel, Jacques Bonnaffé, Olivier Gourmet - DVD Diaphana 2014

« Violette Leduc : éloge de la bâtarde » de René de Ceccatty  - Stock 1994, nvelle éd. 2013