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23 juin 2014

Alternative Rock : the day the music died

Il fut un temps où la vénération populaire qui auréolait les icônes du rock atteignait des sommets. Cette vénération était renforcée par un sentiment d'urgence : «live fast, die young». D’ailleurs, les meilleurs partent toujours les premiers, n’est-ce pas ? Elvis, disparu.

Mais aussi disparus Brian Jones, Jim Morrison, Eddie Cochrane, Buddy Holly, idem Jimi Hendrix, Otis Redding, Janis Joplin, T.Rex, Elvis, comme le chante plaintivement Jane Birkin dans « Ex-fan des Sixties»....

Je vous parle d’un temps révolu. Aujourd’hui, moyennant l’abandon de ses économies, on peut partir en croisière avec ses groupes de rock préférés. L’après-midi, vous vous dorez sur le pont d'un paquebot avec le chanteur qui vous fera vibrer quelques heures plus tard.
 
Bref, les vraies rock stars restent celles, intouchables, qui ont inventé le rock et qui ont eu le bon goût de mourir avant de commettre le moindre impair stylistique. C’est à celles-là que sont consacrées les nouvelles d’ «Alternative rock». Évidemment, il n’y a donc aucune référence au rock alternatif. Ici, il faut tout simplement y voir la marque de la collection : SF.
 
Car les auteurs ont imaginé des aventures improbables à leurs héros de jeunesse : Lennon fuit les Beatles, Buddy Holly, Elvis Presley et Janis Joplin réalisent le meilleur concert post-mortem possible. Hendrix ressuscite et envisage de se révéler à nouveau au monde, caché dans le camping-car d’un roadie complètement allumé. Même Presley devient une conscience politique de son temps. Tout est donc envisageable dans ces nouvelles écrites par de célèbres auteurs : Stephen Baxter, Gardner Dozois, Jack Dann, Michael Swanwick, Walter Jon Williams, Michael Moorcock et Ian R. MacLeod. Chacun défend d'ailleurs son hommage dans une sorte de petite postface à son texte.

Néanmoins, je les ai trouvées légèrement inégales et ait été déçue par la première d’entre elles. Ne vous y arrêtez surtout pas : les autres sont bien meilleures, et s’il n’y a guère de sexe, vous aurez votre dose de rock’n'drugs.

Rien que Janis expliquant sa mort à Buddy Holly ou Elvis syndicaliste, ça ne vous fait pas planer ?
 

«Ex-fan des Sixties… Que sont devenues toutes tes idoles ?»
 

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