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22 septembre 2014

Animal, troisième album de Livingston, sort aujourd’hui.

«Animal», c’est un disque qui a accompagné mon été, un satellite rock qui se situe quelque part dans l’espace embrumé de la galaxie Placebo, mais qui a été touché par les poussières galactiques de U2, Coldplay ou Muse : énergique et émouvant.


Le groupe Livingston n’a pas choisi son nom au hasard, il fait voyager - ou plutôt légèrement planer, d’où mes comparaisons stellaires. Beukes Willemse (chant), Jakob Nebel (guitare, percussions), Chris van Niekerk (guitare, claviers), et Phil Magee (basse, claviers) jouent une musique catchy sans pour autant être trop facile et se laisser appréhender à la première écoute.

La formation alternative semble avoir digéré les derniers avatars des courants rock, ainsi l’influence de l’électro contrebalance les passages métal par exemple. Ce disque ressemble donc forcément à tout ce que l’on écoute d’un peu mélancolique depuis 2000 au moins - oui, l’originalité n’est pas le point fort de Livingston - mais peu importe : il rassemble tout ce que l’on aime, aussi.
 

Ce troisième album du groupe alterne ainsi les morceaux FM-compatibles («Big Mouth», «Chemicals») et les pistes plus aventureuses, plus sensibles («Skin and Bones», «Reckles»). C’est ce dont le groupe avait envie, après un deuxième album («Fire To Fire», à la production exagérément léchée) dont Jakob Nebel, le guitariste, explique qu’il n’est pas très fier, avouant que le groupe a souffert d’une soif de reconnaissance qui a conduit à des compromis commerciaux excessifs. Avec «Animal», il espère avoir trouvé un équilibre plus juste entre les aspirations des musiciens et ce que le public est prêt à écouter.

On peut dire qu’effectivement, le résultat sonne juste ! Pour cet album, les membres de Livingston avaient trouvé une petite maison, une cabane de chasseur, perdue dans les bois à l'extérieur de Berlin, privilégiant l'isolement. Là, ils auraient trouvé l’inspiration… Legend ?



Par ailleurs, cette fois-ci, le groupe a d’ailleurs choisi de se rendre maître du processus entier de composition : de l'écriture, à la production, en passant par l'enregistrement et le mixage, dans le secret... Alors que Livingston avait été signé par Universal un après sa formation en 2008, on peut s’amuser de ce parcours, plutôt à rebrousse-chemin. Mais on peut aussi s’en réjouir : il semble qu’avec cet album, le groupe ait trouvé son véritable style, une identité composite mais particulière.


 Vous pouvez suivre l’actualité du groupe sur leur page Facebook.

«Animal» de Livingston - Long Branch Records - SPV 2014

2 commentaires :

  1. Troisième album et je n'ai jamais entendu un seul titre ? Il est grand temps que j'y remédie !

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    1. Tu arrives pile à point pour l'album de la maturité, c'est idéal :)

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