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12 octobre 2014

Retour sur l’édition 2014 de Quai des Bulles !

Quai des Bulles, c’est Angoulême au bord de la mer, ce qui n’est pas mal. Bien sûr, le festival n’a pas tout à fait la même envergure que son grand frère, mais en termes de fréquentation il est désormais le deuxième festival de BD de France, et nombre d’auteurs y dédicacent. Nombre de visiteurs s’y pressent forcément également.

Cette année, après de nombreux échecs d’organisation pour Angoulême, je me suis lancée dans l’aventure malouine, ce que je n’ai pas regretté.
Pour Angoulême, il semble qu’il y ait quasiment une mafia hôtelière : si vous n’avez pas versé d’acompte en août pour l’année suivante, si vous n’avez pas réservé d’une année sur l’autre, si vous n’avez pas d’amis ou de famille du cru (handicaps que je cumule), vous pouvez franchement envisager le camping en hiver.

Bref, pour de simples questions d’organisation, Saint-Malo a été beaucoup plus agréable : pour commencer, j’ai pu m’y rendre ! Aussi, bien sûr, parce que la ville est magnifique (mais ça, vous êtes au courant).
 
In/Out Quai des Bulles
 
Pour ce qui est de la BD, car on va y venir, c’est quand même le cœur du sujet : des expositions très diverses (de la Guerre de 14 avec «La vie à l’arrière»… qui montrait aussi beaucoup le front à Paul & Jane - bd québécoise), plutôt bien agencées, des animations amusantes dans la ville (devant l’Hôtel de ville, un forgeron que l’on croirait vraiment sortir de Lanfeust par exemple), et surtout, surtout, voir dessiner les auteurs.
 
à g. : Expo Frédéric Bézian ; à d. : Expo Paul & Jane
 
Les dédicaces sont extraordinaires (surtout pour quelqu’un qui est incapable de dessiner une pâquerette). Une mention spéciale à Désirée et Alain Frappier, un duo qui pense des BD engagées («Dans l’ombre de Charonne», et plus récemment encore le succès «La vie sans mode d’emploi, putain d’années 80 !») et qui en parle avec passion. J’ai adoré les rencontrer en chair et en os, et les entendre parler d’un projet dont je redirai forcément quelque chose ici : un album, «Le choix», pour l’anniversaire des 40 ans de la loi Veil en janvier prochain. J’ai aussi beaucoup apprécié rencontrer le Belge Mathieu Burniat, qui a adapté un roman consacré à un gourmet. Ce livre me fait saliver. 
 
Finalement, toutes les dédicaces ont été intéressantes, parce que j’ai choisi de ne pas me mettre dans une file d’attente pour une signature de star mais de rencontrer des auteurs qui avaient un peu plus le temps, et/ou qui utilisent des techniques et des formats parfois encore assez atypiques (même si cette question de la liberté de la forme et du format semble désormais acquise pour tous ; plus question d’albums de 48 pages en dehors desquels, point de salut).
Le travail des éditions Polystyrène m'a ainsi ravie, comme celui des éditions Rutabaga.
 
à g. : extrait de dédicace d'Aurélien Maury, à d. : goodies, en bas : la foule chez Glénat

Bref, un excellent moment. Peut-être ne faudrait-il pas oublier un léger bémol : pour la médiation des expositions, le personnel engagé (est-il bénévole ? est-ce une excuse ?) se comporte drôlement. Certes, il s’agit de regarder des planches originales, de noter des corrections, de (tenter) de comprendre la technique, et c’est de la bédé, non de la physique quantique, mais, toutefois, les discussions à voix haute des surveillants, ces longues palabres sur les activités de la semaine étaient plus que pénibles. Organisateurs, si vous me lisez…

Mais cela ne m’empêchera pas d’essayer de revenir l’année prochaine !

«Quai des bulles» à Saint-Malo, du 10 au au 12 octobre 2014

2 commentaires :

  1. Je ne suis malheureusement encore jamais allée ni au festival d'Angoulême ni à celui de St-Malo, mais celui-ci avait l'air super!

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    1. Oui, c'était vraiment super ! J'espère que tu auras l'occasion d'un prochain festival de BD alors, petit ou grand :)

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