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26 mars 2015

Deuxième sélection du prix de la Closerie des Lilas, qui promeut la littérature féminine

Vous ne vous étonnerez pas de me voir ainsi évoquer un prix littéraire en particulier sur mon blog : le prix de la Closerie des Lilas, décerné pour la première fois en mars 2007 a ceci de spécifique qu’il est remis par un jury féminin à une femme - au sein du restaurant éponyme. Il y a là, forcément, matière à me séduire : ce prix promeut la littérature féminine, tout comme modestement, sur ce blog, on trouvera plus souvent créatrices que créateurs, un parti-pris assumé depuis sa création. 
 
photographie © vivelaroseetlelilas
 
Parmi les fondatrices à l’initiative de ce prix original, la romancière Emmanuelle de Boysson, dont vous pouvez retrouver ici une interview à l’occasion de la sortie du «Bonheur en prime».
Depuis 2007, Anne Wiazemsky, Stéphanie Hochet, Sylvie Ohayon… ont ainsi été félicitées. L’année dernière, c’est Lola Lafon qui a remporté cette récompense avec «La petite communiste qui ne souriait jamais».

Le prix de la Closerie des Lilas est ainsi remis pour un roman de la rentrée littéraire de janvier, dont on a déjà eu l’occasion de dire qu’elle est devenue quasiment aussi importante que celle de septembre. Parallèlement, depuis 2013, l’Académie Lilas de la Closerie couronne une personnalité féminine de l’année, choisie pour une action ou une création en lien avec les mots et l’écriture. Après Annick Cojean et Diane de Selliers, il me tarde de connaître le nom de la femme de lettres déjà choisie dans le secret de l’Académie !

Chaque année, le roman primé est par ailleurs choisi par un jury invité «par souci d’indépendance et d’ouverture». Pour cette nouvelle édition, ce dernier est composé d’Aure Atika, Lydia Bacrie, Anne Barrère, Rachida Brakni, Catherine Ceylac, Aurélie Filippetti, Pascale Frey, Farida Khelfa, Sarah Lavoine, Amélie Nothomb et Elisabeth Roudinesco ; le jury permanent étant composé d’ Emmanuelle de Boysson, Adélaïde de Clermont Tonnerre, Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson et Tatiana de Rosnay.

En attendant la remise du prix le 8 avril prochain, la deuxième sélection restreint l’éventail des possibles car seuls 6 titres ont été annoncés hier : 

- la biographie de l’auteure de «La ferme africaine» : «Baronne Blixen» de Dominique de Saint Pern
- «Je viens» d’Emmanuelle Bayamack-Tam, conte marseillais cruel
- les «Amours» saphiques de Léonor de Récondo
- «Azadi» de Saïdeh Pakravan, texte difficile sur la contestation des jeunes iraniens en 2009
-
 «Le fil de Yo» de Caroline Tiné, qui traite de la folie,
et enfin «Un destin miniature» de Gaëlle Heureux, le seul livre de la sélection à avoir pour personnage principal un homme.



La lauréate sera l’invitée privilégiée de la Closerie des Lilas pendant une année. Un prix de Flore féminin !

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