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11 juin 2015

Au temps des Mammouths, racontez-vous Lascaux

Lascaux à Paris. L’archi-nommée et renommée chapelle Sixtine de la Préhistoire à la Porte de Versailles. A priori cela me rendait perplexe. Aujourd'hui, j’ai donc décidé d’échapper à la chaleur tropicale en m’isolant dans les salles obscures de l’exposition Porte de Versailles.

On connaît tous peu ou prou l’histoire de Lascaux, la découverte de la grotte par des adolescents en septembre 1940 (certaines bêtises ont du bon), la marée perpétuelle des visiteurs qui gêne le travail des scientifiques, et, finalement, la fermeture de la grotte au début des années 60 et l’ouverture de «Lascaux II», fac-similé des fantastiques salles d’art pariétal.

L’exposition «Lascaux à Paris» est organisée en quatre grands espaces, très didactiques, qui permettent de figurer à l’identique les célèbres peintures rupestres du Périgord. La première zone se visite rapidement, il s’agit de revenir sur la découverte de la grotte et son succès.

Le deuxième espace est davantage prenant : le visiteur évolue entre les maquettes des différentes salles de la grotte, qui permettent de saisir l’organisation souterraine de Lascaux. Le mascara collé aux lunettes 3D, je dois admettre avoir été saisie par la façon dont le film projeté vous renvoie 19 000 ans en arrière.

Mais, évidemment, le plus intéressant est de s’assoir devant les reconstitutions proprement dites, le «Lascaux III». On peut saluer ici la volonté de ne pas faire dans le sensationnel (certes le concept même d’une telle installation est évidemment le divertissement !) : on n’entre pas dans la grotte, comme c’est parfois le cas pour d’autres reconstitutions. Les panneaux sont en effet bien délimités dans ce troisième espace, il s’agit de passer d’une fresque à une autre et non de jouer à l’homme de Cro-Magnon (ceci étant dit les sculptures ultra-réalistes d’Elisabeth Daynès fascinent les enfants - et les adultes). Car les richesses picturales de Lascaux ne se limitent pas à la scène du Puits ou à la frise des Cerfs : des milliers d’inscriptions composent l’ensemble originel.
 
Frise des cerfs, Lascaux III : reconstitution ; photographie © vivelaroseetlelilas

Dans la dernière partie de l’exposition, on revient sur les conditions dans lesquelles cet art pariétal s’est développé : outils, couleurs, mais aussi objets utilitaires sont présentés pour contextualiser les peintures. La qualité des dispositifs numériques m’a convaincue, agréables et simples à manier, ce sont autant d’«en savoir plus» que le visiteur manipule à sa guise (ma préférence à celui qui évoque l’unique scène présentant un homme).

Vous l’avez compris, sans attentes particulières, j’ai été emportée loin en arrière. Un voyage dans le temps fascinant que je vous recommande en attendant les vacances.

Jusqu’au 30 août 2015.

Lascaux à Paris
Parc des Expositions
1 place de la Porte de Versailles
75015 PARIS

4 commentaires :

  1. Une exposition qui plairait à mon fils cadet, passionné par la préhistoire, dommage qu'elle soit à Paris !

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    1. Effectivement ! Et même si c'est une exposition itinérante il me semble qu'elle n'est déplacée que dans les capitales...

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  2. Il y avait eu une expo Lascaux à Bordeaux, trop puérile selon ma mère, mais je ne sais pas s'il s'agit de la même. Et le prix est raisonnable? (dit celle qui pourrait vérifier en 2 clics au lieu de taper ceci. Absurde).

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    1. Pour les tarifs : Adulte : 15,90 €
      Enfant (5 à 12 ans): 12,90 €
      Famille (2 adultes + 2 enfants) : 52 €
      Enfant (- de 5 ans) : gratuit
      Le prix est raisonnable au vu de l'installation, même s'il peut peut-être rebuter certaines bourses. Je n'ai pas eu vent de l'expo bordelaise, il me semble que celle-ci n'est déplacée que dans les très grandes villes, capitales européennes et cités américaines...

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